L’agro-industriel camerounais Soyabeans Processing Industry of Cameroon (Soproicam SA), spécialisée dans la production et la transformation du soja, n’a pas pu mener à terme son opération d’augmentation de capital social, prévue pour passer de 1,42 milliard à 3,2 milliards de FCFA.
Dans une note diffusée le 11 août 2025, le président du conseil d’administration (PCA), M. Diffo, indique qu’« à échéance du délai imparti, le conseil constate : qu’aucun acte n’a été transmis et, en conséquence : la non-réalisation de l’augmentation du capital social, consécutive à l’inexistence des actes attestant la souscription et la libération des actions n°142 001 à 326 437 ; la suppression de ces actions du capital social ; le retour au capital initial de 1 420 000 000 FCFA ».
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Cette opération avait été décidée le 11 juillet 2025 par le conseil d’administration, qui avait demandé aux actionnaires de transmettre, sous quinzaine, les actes relatifs à la souscription et à la libération des actions, conformément à l’Acte uniforme Ohada relatif aux sociétés commerciales et aux statuts de l’entreprise. Les documents attendus comprenaient notamment les rapports du conseil d’administration et du commissaire aux comptes, l’avis préalable à la souscription, les bulletins de souscription, le certificat de dépôt du capital et la déclaration notariée de souscription et de versement.
Créée en 2014, Soproicam produisait alors près de 40 000 tonnes de soja par an grâce à un réseau de 25 000 producteurs dans les zones de Mayo-Tsanaga, Mayo-Rey, Nganha et Mbé. Mais l’entreprise a progressivement rencontré des difficultés d’approvisionnement, notamment du fait de l’exportation d’une partie de la production vers le Nigeria. En 2019, seule la moitié de ses besoins en soja était couverte par le marché local, pour une demande nationale estimée à 50 000 tonnes de tourteaux.
L’entreprise prévoit de relancer ses activités à l’horizon 2030, en exploitant 1 250 hectares de son site agricole d’Awa, à 60 km de Ngaoundéré (région de l’Adamaoua).
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