5,53 tonnes. C’est la quantité d'or que les pays de la Cemac devraient exporter à l'international en 2025. Ce volume représente une hausse de 2 761 Kg (99,6%) par rapport à 2024, d’après les prévisions faites par la Banque centrale dans son dernier rapport présentant les indicateurs économiques, monétaires et financiers de la Cemac. Si, obtenu au terme de l’année, ce serait un record pour la zone Cemac après sa production de 2022 qui est évaluée à près de 3 tonnes.
Par pays, cette performance sera drivé par la République Centrafricaine (RCA) qui à elle seule devrait expédier 3,7 tonnes d’or, en hausse de 109% sur un an glissant. Ce sera alors le volume le plus élevé que le pays ait enregistré après la production de 2022, qui s’est chiffrée à 2,2 tonnes. L’accroissement de la production dans ce pays découlerait alors des investissements annoncés dans ce secteur. En effet, le gouvernement sous l’impulsion du chef de l’État, Faustin Archange Touadera envisage le passage à l’exploitation industrielle de l’or et du diamant. Pour ce faire, le chef de l’État a annoncé pour cette année, la création de 9 unités opérationnelles supplémentaires dans les zones de production d’or et de diamants répertoriés dans le pays et d’une Task force nationale de lutte contre la fraude et la contrebande qui gangrènent l’exploitation des diamants et de l’or en Centrafrique.
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La Centrafrique sera secondée par le Gabon dont la production est estimée à 1,8 tonne d’or. Par rapport à 2024, on observe une hausse de 82,81%. Une première pour le pays qui connaît une production orientée sur une dynamique haussière après les 700kg d’or produits en 2022 et 634 kg en 2023. Ici aussi, les actions fortes annoncées par les autorités pourraient justifier la croissance de la production. On peut citer par exemple, l’ambition de la création d’une zone franche pour l’or qui « présentera des avantages fiscaux afin d'attirer l'investissement et de développer l'activité économique », selon la Société équatoriale des mines (SEM) contrôlée à 100% par les capitaux publics. De plus, sa création permettra aux entreprises qui s'y installeront de bénéficier d'un environnement fiscal et réglementaire plus favorable que celui en vigueur dans le reste du pays.
Notons ici que pour le moment en zone Cemac ce sont ces deux pays qui produisent le plus cette ressource du sous-sol. Les autres pays disposant d’un sous-sol aussi riches tel que le Cameroun n’en produisent qu’en très faible quantité car l'exploitation reste majoritairement artisanale.
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