L’Association brésilienne de la protéine animale (ABPA) a récemment rendu public son rapport annuel 2025. Ce document, qui retrace l’évolution des exportations brésiliennes par produit et par destination, met en évidence le rôle croissant du marché africain dans l’écoulement de la production avicole du Brésil. Selon ces données, le Gabon, le Congo et la Guinée équatoriale figurent parmi les principaux clients africains du Brésil pour les viandes de volailles, avec un total de 53 531 tonnes importées en 2024. Ce volume est en hausse de près de 22 % par rapport aux 43 889 tonnes enregistrées en 2023.
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Ces importations sont largement dominées par la viande de poulet congelée, qui constitue l’essentiel des flux vers la CEMAC. À lui seul, le Congo a importé 48 170 tonnes de poulet brésilien en 2024, contre 38 150 tonnes un an plus tôt, soit une progression de 26,2 % en glissement annuel. Ce volume place le pays au cinquième rang des importateurs africains de poulet brésilien et au 24ᵉ rang mondial.
La viande de dinde constitue le deuxième poste d’importation le plus significatif. En 2024, la Guinée équatoriale a importé 2 277 tonnes de dinde brésilienne, contre 1 716 tonnes en 2023, enregistrant une hausse de 32,6 %. Cette performance positionne le pays au deuxième rang africain des clients du Brésil pour cette viande et au huitième rang mondial. Le Gabon arrive en troisième position africaine pour les importations de dinde brésilienne, avec 1 586 tonnes en 2024, contre 1 908 tonnes un an plus tôt, soit un recul de 16,8 %. Le pays a par ailleurs importé 30 kilogrammes de viande de canard en provenance du Brésil. Le Congo par contre, a réduit ses importations de viande de dinde, avec 1 495 tonnes en 2024, contre 2 115 tonnes en 2023.
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À l’échelle mondiale, ces flux s’inscrivent dans une dynamique d’expansion continue des exportations brésiliennes de viande de volaille. Selon l’ABPA, le Brésil a exporté 5,2 millions de tonnes de viandes de volailles en 2024, contre 5 millions de tonnes en 2023. Cette progression est portée quasi exclusivement par le poulet, qui représente à lui seul plus de 5,1 millions de tonnes. La Chine demeure le premier débouché mondial, devant le Moyen-Orient et l’Asie, tandis que l’Afrique consolide progressivement sa place comme marché de croissance stratégique pour les exportateurs brésiliens.

