La Société nationale des pétroles du Congo (SNPC) projette de prendre le contrôle total du champ pétrolier de M’Boundi, situé dans le permis de Kouilou au sud du pays. Selon un document publié le 3 septembre 2025 par la Commission de la CEMAC, sa filiale Kouilou Exploration et Production SA (KEP) prévoit de racheter les 37 % détenus par Burren Energy Ltd et les 46 % d’ENI Congo. Les parties ont déjà conclu un accord de principe et le dossier a été déposé auprès de l’autorité régionale de la concurrence. Si l’opération se concrétise, la SNPC, qui détient déjà 17 % du gisement, en deviendrait l’unique opérateur avec 100 % des parts.
La SNPC hériterait ainsi d’un actif dont les réserves récupérables restantes étaient estimées à 18,9 millions de barils en 2022, avec une limite économique fixée à 2029 sur la base des projections du site Offshore Technology. Toujours selon cette source, la production de M’Boundi est tombée en 2025 sous la barre des 10 000 barils équivalent pétrole par jour, très loin de son pic de 2006, lorsqu’il produisait environ 56 070 b/j de brut et de condensats. Le gisement, rappelons-le, a été découvert en mai 2001.
La valorisation de la transaction reste inconnue, mais le processus de cession des parts d’ENI et de Burren Energy a été enclenché depuis juin 2025, comme en atteste une correspondance de la coordination des syndicats d’ENI Congo datée du 24 juin.
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