L'exercice 2025 marque un ralentissement des performances financières de la Caisse de stabilisation des prix des hydrocarbures (CSPH). L'établissement a dégagé un bénéfice net de 7,13 milliards de FCFA, en baisse de 44,7 % par rapport aux 12,89 milliards enregistrés un an plus tôt. Ce recul résulte principalement d'une contraction de 5,4 % des produits globaux, revenus à 99,29 milliards de FCFA, tandis que les charges sont restées quasiment stables à 92,16 milliards. Malgré cette baisse de rentabilité, la situation nette de la Caisse poursuit sa progression et atteint 170,28 milliards de FCFA, contre 158,08 milliards un an auparavant.
Cette évolution intervient dans un contexte contrasté. Si le repli des cours internationaux du pétrole et du dollar a réduit le coût des importations, la forte progression de la consommation intérieure a accru les besoins de compensation. La demande de carburants a progressé de 4 % et celle du gaz domestique de 13 %. Pour maintenir les prix réglementés, la CSPH a mobilisé 48,96 milliards de FCFA au titre de la subvention du gaz, un niveau supérieur à celui de l'exercice précédent.
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Face à cette pression croissante, le Conseil d'administration a demandé à la direction générale de poursuivre les efforts d'optimisation des recettes et de maîtrise des charges. La hausse continue de la consommation de gaz, conjuguée à la nécessité de préserver l'équilibre du mécanisme de péréquation, devrait constituer l'un des principaux défis de la Caisse au cours des prochains exercices.
Ce mécanisme de péréquation permet à la CSPH d'atténuer les fluctuations des cours internationaux en stabilisant les prix des carburants et du gaz sur le marché intérieur. Il reste toutefois au cœur des discussions entre le Cameroun et les partenaires de Bretton Woods, notamment le FMI, qui plaident pour une réduction progressive des subventions énergétiques afin de limiter leur coût pour les finances publiques.

