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Hormis le débat houleux sur la nouvelle politique communautaire de changes, les responsables financiers et monétaires, face à la presse, ont abordé l'épineux problème de la rareté de la monnaie divisionnaire. Le 1er novembre 2018, les éléments du Groupement de gendarmerie territoriale de Douala interceptaient un important butin de pièces de monnaie empilées dans 43 sacs. Lesdits sacs contenaient au total 10.000.000 de Naïra, la monnaie nigériane et 2.000.000 pièces de Fcfa, divisions 50 et 100 Fcfa. Les trafiquants chinois et Camerounais de Ndogbong représentent, en réalité, l'arbre qui cache une forêt de circuits off-shore de commerce et trafic des pièces divisionnaires de Cfa, vers l'extérieur. La Chine est fortement indexée, d'après les enquêteurs du Groupement de Gendarmerie de Douala, qui dévoilent d'autres réseaux rampants de détournement de monnaie divisionnaire: les salles de jeux visées en premier, en plus de leur usage par les bijoutiers et la thésaurisation. A cette pénurie réelle, la Banque des Etats de l'Afrique centrale envisage apporter une alternative, bien que tardive. Abbas Mahamat Tolli promet renflouer le circuit monétaire par de la zone Cemac par de nouvelles éditions de monnaie divisionnaire. Le Gouverneur de la Beac s'est refusé de donner le volume d'injection attendu: «nous injecterons une quantité suffisante», a-t-il simplement affirmé face aux journalistes. Cette édition de gamme intervient après une enquête menée par la Beac dans les 6 Etats de la zone. Enquête ayant révélée une pénurie chronique de pièces de monnaie. D'après Abbas Mahamat Tolli, le premier flux de renflouement s'effectuera dès novembre 2019. C'est le 29 mars 2006 que la Beac, sous la gouvernance de Jean-Félix Mamalepot, décide d'introduire une nouvelle gamme de monnaie divisionnaire dans la zone Cemac. Ce, officiellement pour lutter contre les faussaires et résorber la pénurie qui frappait les Etats de la zone Cemac. Les pièces de 1, 2, 5, 10, 25, 50 et 100 Fcfa avaient été mises en circulation pour un montant de 1.250 milliards de Fcfa, après une chute de volume de près de 3,5%.

