Selon la Caisse autonome d'amortissement (CAA), l'organisme de gestion des emprunts de l'État et de ses démembrements, le Cameroun a remboursé un total de 631,3 milliards de FCFA, soit 40 % de l'objectif annuel de 1 753,9 milliards de FCFA inscrit dans la loi de finances. Ce montant se décompose en 489,9 milliards de FCFA pour le remboursement du principal (portion du montant initialement emprunté) et 141,4 milliards de FCFA pour le paiement des intérêts et commissions (coût de l'emprunt). Il observe une légère hausse de 15,1 milliards de FCFA par rapport à la même période en 2024(616,2 milliards de FCFA), soutenue par un bond de 34,3 % du remboursement extérieur, qui s'établit à 476,4 milliards de FCFA à fin juin 2025.
La CAA précise à cet effet que, la gestion de la dette publique donne la priorité aux engagements extérieurs : « la dette est réglée à 76,4 % aux créanciers extérieurs et à 23,6 % au titre de la dette intérieure ». Concrètement, le service de la dette intérieure (hors restes à payer) a chuté de 42,3 % sur un an pour s'établir à 154,9 milliards de FCFA. Le Cameroun devra donc (encore) mobiliser environ 1 223 milliards de FCFA au second semestre pour respecter ses obligations auprès de ses prêteurs nationaux et étrangers au titre de l’exercice budgétaire 2025.
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La note de conjoncture de la CAA met également en évidence une amélioration dans la gestion des finances publiques, notamment en ce qui concerne l'apurement des arriérés. L'encours des restes à payer(RAP), c'est-à-dire les sommes que l'État doit encore restituer à ses fournisseurs, prestataires de services ou entrepreneurs, est estimé à 485,4 milliards de FCFA à fin juin 2025. Ce stock a diminué de 19,4 % par rapport à fin juin 2024. Cependant, la structure de cette dette révèle que 78,1 % de ce montant (soit environ 379 milliards de FCFA) concerne des retards de paiement de plus de trois mois. Ce qui indique que des efforts supplémentaires restent à faire pour réduire les délais de paiement.

