Après deux années de pause, les journées portes ouvertes de l'enseignement supérieur et la formation professionnelle privée en Tunisie se tiennent à nouveau au Cameroun. La 5e édition s’est ouverte le 17 février 2025 dans la ville de Yaoundé, en présence du ministre des Enseignements secondaires, Pauline Nalova Lyonga, va s’achever le 20 février prochain à Douala. Cet événement est principalement axé sur des rencontres B to B entre élèves des classes d'examen, étudiants, responsables d'entreprises économiques et instituts de formation supérieure tunisiens.
Lire aussi : Mohamed Amine : « les perspectives de coopération entre la Tunisie et le Cameroun sont énormes »
L'objectif, selon Mani Saidi Kamel, représentant économique de Tunisie au Cameroun, est d'inciter les élèves à faire leurs études universitaires en Tunisie dans les secteurs innovants, notamment les technologies. Parmi les filières et spécialisations qu'offrent ces différentes écoles, l’on trouve l'informatique, le digital, les TIC, la programmation, le génie civil, l'électromécanique, l'architecture, etc. « Il y a avec nous, deux centres de formation spécialisés dans plusieurs secteurs tels que le domaine bancaire et les assurances. Je vois vraiment qu'il y aura des opportunités pour les jeunes camerounais, au niveau de l'enseignement supérieur et dans la formation professionnelle », explique Mani Saidi Kamel, représentant économique de Tunisie au Cameroun.
Il faut noter que depuis quelques années, de plus en plus d’élèves, aux sortir de leur parcours secondaire, optent pour des universités tunisiennes. Ceci en raison des opportunités de formations et filières que proposent ces écoles. « Moi je veux me spécialiser dans l’informatique et j’ai déjà ciblé une grande université qui va me permettre d’apprendre les TIC. Car nous sommes à l’ère du digital, et je tiens à développer mon pays dans ce secteur », a expliqué Michel Obam, élève au Lycée de Tsinga. A cet effet, depuis près de 10 ans, l’offre de formation tunisienne aux étudiants camerounais a permis d’accompagner plus de 1 000 jeunes, d’après les informations du chargé des Affaires par intérim de l’Ambassade de Tunisie, Mohamed Amine Ameur.
Des universités de renom
Durant quatre jours, les apprenants camerounais ont l’occasion de mieux apprécier les opportunités d'études qui leur sont présentées. En effet, c'est à peu près cinq universités de renom en Tunisie qui sont actuellement au Cameroun dans le cadre de cet événement. On peut citer entre autres l’Institut des Hautes Études de Tunisie (IHE), qui offre des formations dans les domaines de management, du marketing, la finance, le droit, l’informatique ou la comptabilité. L’École Supérieure de Génie Informatique et de Technologie (Esgitech), spécialisée dans les nouvelles technologies de l’information et de la communication, forme dans les catégories Licence en génie logiciel, et du Master en data science, sécurité des systèmes informatiques, systèmes embarqués, auxquelles s’ajoutent les formations à distance.
Une opportunité pour les jeunes
Pour cette édition, nombre de jeunes camerounais expriment leur désir de poursuivre leurs études dans des filières peu développées au Cameroun. Rodier Fofoa Etaba, 27 ans, est depuis 2024, titulaire d'un diplôme d'ingénieur en génie industriel, obtenu à l'Université centrale de Tunisie. « Je travaille avec l'université à temps partiel, et au sein d'une entreprise qui m'emploie dans la maintenance électromécanique. Grâce au partenariat que mon université a noué avec les pays d'Europe, entre autres, j'ai pu obtenir une double diplomation. En plus de celle d'ingénieur de l'Université centrale, je suis également titulaire d'un Master de spécialisation à l'Université Lorraine en France », explique-t-il.

