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Si notre citoyen loue une chambre dans un bas-fond, cela peut lui revenir à 10 000 FCFA. L’électricité et l’eau peuvent absorber 2 000 FCFA. Le crédit de communication, c’est 1000 FCFA. Le budget de 1200 FCFA peut être alloué aux soins de beauté et de propreté (achat du savon de ménage 300 FCFA, d'une pâte dentifrice 300 FCFA, se coiffer 300 FCFA, femme comme homme, le lait de toilette de 300 FCFA pour les soins de peaux). Les frais d’habillement sont exclus, le transport aussi.
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Tableau récapitulatif des besoins d’un Camerounais ordinaire en ville
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Le salaire minimum mensuel au Cameroun était passé en 2014 de 28 à 36 270 FCFA mais, malgré cette hausse, il reste l’un des plus faibles de la sous-région. Le Gabon s’illustre en proposant une somme de 150 000 par mois, contre 89 000 FCFA au Congo-Brazzaville, près de 60 000 FCFA au Tchad ou environ 49 000 FCFA en RDC.
Polémique
Certains ont essayé de polémiquer en tentant d’expliquer qu’il faut faire le distinguo entre Salaire Minimum Interprofessionnel Garantie (SMIG) et ce qui l'a remplacé plus tard le SMIC (interprofessionnel de croissance). Lorsque le ministre s’est exprimé, il a bel et bien parlé de revenus mensuels fixés à 36 270 FCFA. Au point d’affirmer que l’on peut vivre avec cette somme d’argent au Cameroun. Il n’échappe donc pas à EcoMatin que lorsqu'on parle de SMIG, on ne parle pas de salaire mensuel, mais de la rémunération de base de tout travail. Mais Grégoire Owona a bel et bien parlé de salaire mensuel.
Le Smig, lui, est apparu vers les années 1930. Son but n'était pas de permettre une amélioration des conditions de vie des travailleurs, mais un moyen de relancer la croissance économique, après le crash boursier de 1930 du fait des dérives du capitalisme.

