Au Gabon, l’élection présidentielle est fixée au 12 avril 2025. Alors que la campagne officielle ne débutera que le 29 mars, Alain Claude Bilie-By-Nze réfléchit déjà aux moyens de financer son projet de société en cas de victoire. Dans une interview accordée à TV5 Monde Afrique le 13 mars, le candidat de la plateforme « Ensemble pour le Gabon » met en avant la rationalisation des dépenses publiques comme priorité de sa stratégie économique.
« Ce sera financé d’une part par les économies réalisées sur la base des dépenses publiques inutiles, des économies réalisées sur le fonctionnement des dépenses…Avec Bilie-By- Nze, ce sera coupé à la tronçonneuse les dépenses de prestige notamment du président de la République qui a dépense en 2024 ; 27 milliards de Fcfa pour ses voyages à l’étranger. Et également, sur la lutte contre la corruption parce que beaucoup d’argent disparait dans la corruption. Et nous ferons en sorte que tous les contrats qui ont été négociés en marge de la loi gabonaise soient revus, remis à plat ou annulés éventuellement », a déclaré l’ancien Premier ministre gabonais.
Alors que le Gabon cumule une dette d’environ 7 500 milliards de Fcfa, l’ancien membre du gouvernement ne dit pas comment il va procéder pour réduire l’encours. Néanmoins, il dit pouvoir « regarder la question pour voir quelle est la vraie dette » et évaluer la part que le pays est en mesure de payer. En revanche, poursuit-il, il serait loisible de « faire revenir sur la table de discussion, tous les bailleurs de fonds institutionnels et mettre hors du Gabon, ces fonds qui ont été attirés par le pouvoir actuel ».
Par ailleurs, l’ancien proche collaborateur de l’ex-président gabonais Ali Bongo (2009-2023) estime qu’il va falloir diversifier l’économie parce que, explique-t-il, « notre pays ne peut pas continuer à fonctionner sur la rente du pétrole, du manganèse, du bois. Il faut diversifier l’économie ».
Rappelons qu’Alain Claude Bilie-By-Nze a été retenu le 9 mars dernier, parmi les 04 candidats autorisés à se présenter à l’élection présidentielle du 12 avril prochain. Le lendemain, il a donné une ébauche de son projet de société dont les grandes lignes reposent sur : la lutte contre le chômage, la prise en charge des personnes âgées et même celles à mobilité réduite, l’autonomisation des femmes.

