Dans le but de renforcer la transparence et l’efficacité de l’action publique, le président gabonais Brice Clotaire Oligui Nguema a ordonné, lors du Conseil des ministres du 30 mai 2025, un assainissement en profondeur de la gestion du patrimoine de l’État. Cette initiative prévoit la réalisation d’un inventaire complet des actifs publics, allant du parc immobilier aux réserves foncières, en passant par les baux administratifs, les équipements de télécommunication, les compteurs d’eau et d’électricité, ainsi que le parc automobile.
« Cette opération, informe la présidence de la République gabonaise, a pour finalité de rétablir la vérité patrimoniale de l’État, d’identifier les anomalies, d’enclencher la récupération des biens indûment occupés ou détournés, de rationaliser les dépenses et de mettre en place un système numérisé de gestion moderne et transparente ». L'annonce fait suite à plusieurs faits majeurs, dont le plus récent remonte au 16 mai 2025, date à laquelle Henri-Claude Oyima, ministre de l’Économie, des Finances, de la Dette et des Participations, a ordonné la suspension des paiements relatifs aux baux administratifs, dans l’optique de stopper la dérive observée sur les finances publiques.
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Selon le membre du gouvernement, entre 2013 et 2025, les dépenses annuelles liées aux baux administratifs centralisés ont connu une envolée de 37,48 %, passant de 6,6 milliards à 25 milliards FCFA. Une dérive budgétaire que les autorités attribuent en partie à l’aggravation des pratiques de corruption au sein de l’administration publique. Cette problématique figure au cœur du projet de société défendu par Brice Clotaire Oligui Nguema lors de la présidentielle du 12 avril 2025.
Ayant fait le constat selon lequel « le fléau de la corruption et l’inefficience administrative constituent deux des principaux freins au développement du Gabon », le chef de l’État s’est engagé à garantir l’indépendance de la justice et à instaurer une gouvernance plus intègre. « Pour y parvenir, des audits réguliers de l’administration publique et parapublique seront organisés afin d’identifier l’ensemble des non-conformités, et des sanctions adéquates seront appliquées le cas échéant », a-t-il prévenu.
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