Pour sortir de l’économie informelle dominante dans le pays, l'Agence nationale de promotion des investissements du Gabon (ANPI-Gabon) a lancé, le 4 mars à Owendo, la phase 2 de la « Campagne Anpi Mobile » financé par le Fonds des Nations Unies (UNCDF). Selon les explications de l’Anpi, « Au terme de ce partenariat, l’ANPI-Gabon et l’UNCDF sont déterminés à amener vers l’économie formelle plus de 30 000 opérateurs économiques exerçant dans l’informel et à les bancariser par le biais des services financiers numériques fournis par Moov Africa Gabon Telecom, Clikpay Gabon et Airtel Money Gabon ».
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La deuxième phase du déploiement de la Campagne ANPI-Mobile bénéficie d’une subvention de 143 000 USD (88 millions de FCFA, environ) formalisée par la signature d’une Convention de paiement basé sur les performances entre le ministère de l’Économie et des Participations, l’ANPI-Gabon et l’UNCDF dont l’appui prendra fin en mars 2026.
Pour rappel, une première phase test a eu lieu du 06 au 20 décembre 2023 dans la commune de Ntoum sur les sites de Ntoum-Centre et de Bikélé. Le déploiement actuel à Owendo marque le lancement de l’opération ciblant trois communes, à savoir : les communes d’Owendo, d’Akanda et de Libreville. Selon le Fonds monétaire international (FMI), le Gabon est le pays d'Afrique centrale où le secteur informel est le plus important. Il représenterait entre 40 et 50 % du PIB. Sur le continent, le pays se classe au 33e rang sur 37 pays étudiés. Ledit rapport recense au nombre des facteurs stimulant le développement du secteur informel : les charges fiscales et sociales, la qualité des institutions, et la taille du marché et de l'activité économique.
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Au cours d’une opération de recensement et d'immatriculation des commerçants du marché Mont-Bouët lancée en mai et juin 2015 par la Direction générale des impôts (DGI) avait déjà mis à nu l'ampleur du secteur informel dans le plus grand marché de la capitale. Selon les résultats des enquêtes menées sur le terrain par les équipes de la DGI, sur les 1 400 entreprises recensées à Mont-Bouët, 487 exerçaient dans l'informel le plus total.

