Le 13 février 2026, le Vice-président de la Guinée Équatoriale, Nguema Obiang Mangue, a présidé une réunion stratégique consacrée à la révision technique et financière des projets de construction des nouveaux marchés de Malabo et Bata. Ces chantiers, confiés à l'entreprise espagnole Mangrove et à la société chinoise CEMEC il y a à peine un an, ont fait l'objet d'un audit rigoureux sous l'égide de GE-Proyectos ; l'entité nationale chargée de la gestion des projets de l'État. Selon les données du portail officiel du gouvernement, cette expertise devrait permettre à l'État de réaliser une économie substantielle de 5,7 milliards FCFA. Calculette en main, cela représente une diminution de 29,5 % sur l’enveloppe globale initiale de 19,3 milliards FCFA.
Dans le détail, le budget du marché de Malabo a été ramené de plus de 8,3 milliards à 6,603 milliards FCFA après une " analyse technique détaillée" soit 1,7 milliards FCFA en moins, tandis que celui de Bata a été réévalué à environ 7 milliards FCFA, contre une offre initiale d’environ 11 milliards (- 4 milliards FCFA). Cette cure d'austérité budgétaire témoigne de la volonté des autorités de « garantir que les travaux soient réalisés avec une bonne qualité et à un coût équitable pour l’État ».
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Pour l’heure, les deux entreprises accusées de surfacturation, n’ont pas encore réagi officiellement. Toutefois, le Vice-président Nguema Obiang Mangue « a accordé aux deux sociétés un délai de deux semaines pour confirmer officiellement si elles acceptent les nouveaux montants révisés. Une fois cette étape formalisée, les contrats seront signés pour lancer les travaux ».

