Kori Asset Management (KAM), société de gestion d’actifs de droit camerounais, se fraie une place notable dans l’écosystème financier de la CEMAC. Créée en mars 2022 et agréée en mars 2023 par la Commission de Surveillance des Marchés Financiers de l’Afrique Centrale (COSUMAF), l’entreprise se distingue par une stratégie de niche. Basée à Douala, elle s’appuie sur la solide expérience internationale de son dirigeant, Patrick Fomethe, qui a occupé des postes clés comme directeur de la trésorerie chez Willis Towers Watson et directeur de la trésorerie Monde pour le groupe FNZ à Londres. Spécialiste de la gestion d’actifs à risque maîtrisé, il mise sur une approche personnalisée et institutionnelle.
Faits et chiffres clés de la croissance
Selon le dernier rapport de l’Association des Sociétés de Gestion d’Actifs de la CEMAC, Kori Asset Management se classe à la 11è place sur 15 acteurs du marché en 2024. Son portefeuille d’actifs sous gestion atteint 13,04 milliards FCFA au 31 décembre 2024, soit 1,49 % de part de marché. Ce volume, encore modeste face au leader Harvest Asset Management (262,3 milliards, 29,97 % du marché), la positionne néanmoins devant Enko Capital Central Africa (11,4 milliards) ou Makeda Asset Management (1,78 milliard).
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La progression annuelle est spectaculaire : +1 250,6 %, l’une des plus fortes de la région, traduisant une capacité de collecte institutionnelle rapide. À titre de comparaison, seuls quelques acteurs comme Digicapital (+105 768 %) et L’Archer (+1 794 %) affichent une telle dynamique, mais Kori se distingue par une montée en puissance plus stable et centrée sur des mandats de long terme. Contrairement à la majorité des acteurs historiques, Kori ne gère pour l’instant aucun Fonds Commun de Placement (FCP).
Son modèle repose à 100 % sur la gestion sous mandat (MDG), qui consiste à gérer les avoirs d’un client institutionnel ou privé selon des objectifs convenus contractuellement. Ce positionnement présente des atouts : stabilité des revenus en cas de mandats pluriannuels, flexibilité de gestion sans contraintes réglementaires propres aux OPCVM et proximité avec la clientèle institutionnelle. En contrepartie, ce choix réduit la visibilité publique de la société et l’empêche d’apparaître dans les classements par performance OPCVM. De plus, l’absence de diversification produit concentre le risque sur un nombre limité de clients.
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