[Publireportage] Après une longue phase d’études et de concertations, le Cameroun a officialisé, le 18 décembre 2025 à Kribi, le lancement opérationnel du Terminal à Hydrocarbures de Kribi (THK). Ainsi, le Port Autonome de Kribi (PAK), la Société Camerounaise des Dépôts Pétroliers (SCDP), le groupement d’entreprises françaises Negri et Parlym ont signé un protocole d’accord tripartite encadrant la réalisation de ce projet dans sa composante quai en eau profonde et zone manifold. Cette signature marque le passage d’un projet longtemps resté sur le papier à une phase de concrétisation industrielle.
Selon les termes de l’accord, la gouvernance du projet repose sur une répartition claire des rôles. Le PAK, dirigé par Patrice Melom, agit comme promoteur des facilités portuaires, tandis que la SCDP, conduite par Véronique Manzoua épouse Moampea Mbio, intervient en tant qu’opérateur national des infrastructures pétrolières aval. Le consortium Negri-Parlym se voit confier la responsabilité de la conception, de l’ingénierie, de la recherche de partenaires financiers et de la construction. « Ce protocole permet de mettre en place le groupe de travail chargé de finaliser les études techniques, le montage financier et les aspects juridiques du projet », explique Raphaël Abouem, représentant de l’entreprise Negri. « Ce protocole consacre la confiance accordée à notre groupement pour la réalisation d’une infrastructure stratégique pour l’économie camerounaise et sous-régionale », ajoute-t-il.
Un choix fondé sur l’expérience et le savoir-faire industriel
Le choix du groupement français repose avant tout sur son expérience éprouvée en Afrique. Negri et Parlym ont déjà réalisé plusieurs infrastructures pétrolières et portuaires majeures, notamment le terminal pétrolier du port de Douala et, plus récemment, le plus grand terminal à hydrocarbures de Djibouti, un projet estimé à 250 millions d’euros. « En Afrique centrale et de l’Ouest, notre groupement est celui qui a conduit le plus grand nombre de projets de cette envergure », souligne Raphaël Abouem. De son côté, Gwendal Mostert, directeur général de Parlym, rappelle que « nos deux entreprises étant implantées depuis de longues années au Cameroun, il était naturel de nous positionner sur un projet structurant pour notre pays de cœur ».

Pour la SCDP, cette infrastructure va accélérer la mise en œuvre de la composante dépôt pétrolier qui sera relié à ce quai via des pipelines de transfert de produits sur une distance d’environ 5km. Ce projet THK constitue donc un levier stratégique majeur. Le futur Terminal à Hydrocarbure dans sa composante dépôt pétrolier affichera une capacité de 230 000 m³ de produits blancs (super, pétrole, gasoil, jet A1) et de 40 000 tonnes métriques de gaz domestique (GPL), permettant de doubler les capacités actuelles de stockage de carburants et de multiplier par près de dix celles dédiées au GPL. Cette montée en puissance vise à sécuriser l’approvisionnement du marché national, à accompagner la croissance de la demande en gaz domestique et à renforcer la résilience du système face aux chocs externes. Elle ouvrira également des perspectives d’approvisionnement pour les pays enclavés de la sous-région, notamment le Tchad et la République centrafricaine.
Pour le port de Kribi, la construction d’un quai en eau profonde capable d’accueillir des navires de grande capacité renforcera son attractivité et son rôle de plateforme énergétique régionale. En réduisant les coûts logistiques et les délais d’importation, le projet contribuera à améliorer la compétitivité de la chaîne pétrolière aval et à soutenir l’industrialisation du pays. En confiant ce chantier stratégique au consortium Negri-Parlym, le Cameroun pose ainsi une pierre essentielle dans la construction d’une souveraineté énergétique durable, adossée à des infrastructures modernes et à des partenariats industriels de long terme.

