Dans le cadre des efforts continus pour protéger l’environnement et promouvoir le développement durable, l’Etat gabonais vient de publier un communiqué visant à prendre des mesures rigoureuses pour réduire l’impact des plastiques à usage unique. Ainsi, apprend-on, « L’Etat prévoit de créer des entités publiques et d’encourager la création d’unités privées de valorisation des plastiques à usage unique dans chaque province [les neuf provinces du Gabon]. Les opérations économiques impliquées dans l’importation, la production, la commercialisation ou la distribution de ces plastiques doivent verser une contribution incitative dans le cadre de la responsabilité élargie des producteurs », indique le document.
Toutefois, explique le communiqué, ces mesures ne seront applicables qu’après la réalisation et la présentation au Parlement de la transition d’une étude d’impact financier. Sont exclus du champ d’application de ce texte : les sacs plastiques à usage médical et pharmaceutiques ; les sacs plastiques à usage industriel et agricole ; les sacs plastiques destinés à la collecte des déchets ; les sacs plastiques à usage alimentaire ; les sacs plastiques cabas en plastique réutilisable ; les autres plastiques. « Le taux de l’assiette, et les modalités de recouvrement et de liquidation de cette contribution seront définis par la loi des finances ».
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Cela fait plus de trois ans que le Gabon attend une loi visant à renforcer la lutte contre les pollutions plastiques. Au terme d’un conseil des ministres tenu le 10 juin 2021 à Libreville, le gouvernement gabonais avait adopté un projet de texte y relatif. Mais depuis ce temps, ledit projet est resté en dormition. Pourtant, la particularité de ce projet de texte est qu’en dehors des interdictions de ventes de plastiques polluants, l’Etat entend prendre des mesures incitatives pour encourager les acteurs en matière de lutte contre les pollutions plastiques. Aussi, en dehors des distributeurs, l’Etat compte désormais établir la responsabilité des producteurs des plastiques polluants, dès le départ de l’usine. Car jusqu’ici, des mesures de lutte visaient notamment l'interdiction de vente des plastiques polluants.
Depuis le 1er juillet 2010, l’usage et l’importation des sachets plastiques non recyclables au Gabon sont formellement interdits. Mais cette restriction n’est pas toujours respectée. Selon Greenpeace Afrique, un sac plastique, c’est minimum 150 ans avant que ça soit détruit. Pour certains, ça va jusqu’à 400 ans. Selon le ministère de l’Environnement, le nombre de bouteilles et de déchets plastiques produits au Gabon est grandissant chaque jour. Seulement dans la capitale Libreville, 600 tonnes de déchets sont produites par jour, dont 50 à 70 % sont constitués de déchets plastiques.

