Le groupe de distribution français Casino (Monoprix, Franprix...) va désormais s’appeler Plesio pour affirmer son recentrage sur la proximité, avec l’ambition d'"accueillir de nouvelles marques », notamment dans la restauration, a annoncé mardi à l’AFP son directeur général, Philippe Palazzi.
L’ensemble du groupe est renommé, mais le nom Casino ne disparaît pas puisqu’il « reste une marque de magasins » qui orne actuellement « un peu plus de 500 » points de vente et a vocation à se développer, aux côtés des six autres marques du groupe, Monoprix, Franprix, Naturalia, Vival, Spar et CDiscount, a précisé Philippe Palazzi. « Plesio, c’est facile à prononcer, et surtout cela veut dire proximité ou proche de en grec », a-t-il expliqué. Ce « nom dit ce que nous sommes devenus et ce que nous voulons continuer à construire, c’est-à-dire un groupe de marques ».
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« Avec cette nouvelle identité, on va disposer d’un écrin idéal pour pouvoir accueillir d’autres marques », a ajouté, sans donner de nom, le dirigeant du groupe qui envisage de s’étendre dans le commerce de proximité mais aussi dans la restauration à emporter et les services. Travaillé depuis plusieurs mois en interne, ce changement - qui n’a pas « coûté grand chose », n’étant pas dédié au grand public -, a été annoncé mardi aux salariés à l’occasion d’un événement à Saint-Denis, près de Paris.
Accompagnée d’un logo bleu, « la nouvelle identité va progressivement se déployer sur les supports de communication » du groupe, tandis que « le changement de dénomination sociale sera soumis à l’approbation formelle des actionnaires lors de la prochaine assemblée générale, courant 2027 », précise un communiqué.
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Passé sous le contrôle du milliardaire tchèque Daniel Kretinsky en 2024, après des années de pertes et de surendettement, le groupe Casino fait l’objet depuis un an d’un bras de fer entre son actionnaire principal et ses créanciers pour une nouvelle restructuration de sa dette. « Les discussions se poursuivent avec les différentes parties prenantes en vue de parvenir à une solution consensuelle », a assuré en septembre le groupe, qui doit rembourser 1,4 milliard d’euros en mars 2027 et cherche à réduire ce montant.
Il y a deux ans, la précédente restructuration de Casino s’était traduite par 2.200 licenciements, la vente des supermarchés et hypermarchés du groupe et le départ de son PDG historique, Jean-Charles Naouri. Le distributeur, qui compte près de 6.500 commerces et 25.000 salariés, a affiché au premier semestre une perte nette estimée à 205 millions d’euros mais une rentabilité opérationnelle améliorée.
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