Le gouvernement tchadien a mis fin à sa collaboration avec African Parks Network (APN), une organisation de conservation de la nature dont le prince Harry siège au conseil d’administration, invoquant des « manquements graves » dans la protection de la faune sauvage.
Selon une dépêche de Reuters, le ministre tchadien de l’Environnement, Hassan Bakhit Djamous, a déclaré que cette décision faisait suite à « la résurgence du braconnage et au grave manque d’investissement » de l’association, notamment dans les infrastructures et les programmes de lutte contre le braconnage. Le ministre a également évoqué « le non-respect par African Parks des clauses clés des accords » et « une irrévérence récurrente envers le gouvernement tchadien ».
Créée en 2000 et basée à Johannesburg, African Parks gère une vingtaine de zones protégées à travers le continent, dont 12 parcs nationaux en Afrique australe et centrale (notamment en Angola, au Malawi et en Zambie). L’organisation avait été chargée de la gestion de deux parcs au Tchad, avant que N’Djamena ne décide d’y mettre fin.
Dans un communiqué cité par Reuters, l’ONG a confirmé la rupture de ses mandats de gestion et indiqué avoir « entamé des discussions avec le ministère pour comprendre la position du gouvernement et explorer la meilleure voie possible pour soutenir la protection continue de ces paysages de conservation essentiels ».
Le prince Harry, fils cadet du roi Charles III, siège au conseil d’administration d’African Parks depuis 2023, après sept années d’engagement au sein de l’organisation. Très impliqué dans les questions environnementales, il s’était notamment rendu en Afrique australe pour soutenir des programmes anti-braconnage et de protection de la biodiversité.
Cette controverse marque un nouveau revers médiatique pour le duc de Sussex. Toujours selon Reuters, c’est la deuxième fois en 2025 qu’une organisation caritative liée à Harry se retrouve au cœur d’une polémique : en début d’année, il a quitté Sentebale, l’association qu’il avait cofondée pour soutenir les enfants atteints du VIH au Lesotho et au Botswana, après une querelle interne avec sa présidente Sophie Chandauka, qui l’avait accusé de « misogynie et d’intimidation ».
Le régulateur britannique des œuvres caritatives n’avait toutefois trouvé aucune preuve de ces allégations.

