elite_capital-15-09-2026
Breaking News
Chargement des breaking news...
Breaking News
Chargement des breaking news...
App Logo
Magazine
    Bientôt disponible...
Je m'abonne
App Logo
MagazineJe m'abonne
Je m'abonne
Politiques PubliquesEecomembre

Loi de finances 2024 : le patronat camerounais plaide pour la révision des frais de visas appliqués aux travailleurs étrangers

Au cours le Gicam d’une rencontre organisée le 20 novembre dernier à Douala, le Groupement inter patronal a relevé que dans l’article 22è de la loi de finances 2023, il est institué des frais de visa de travail équivalents à 2 mois de salaire et traitement brut pour les travailleurs non africains, et 1 mois de salaire et traitement brut pour les travailleurs africains, avec abattement de 50%.

Publiée jeudi 30 novembre 2023 à 11:37:41Modifiée jeudi 30 novembre 2023 à 12:48:26Temps de lecture 5 minPar Simon Pierre Mbarga

Photo de famille
Photo de famille

Au moment où le parlement est réuni dans le cadre de la session du mois de novembre consacrée à l’examen de la loi de finances 2024, le Groupement inter patronal du Cameroun (Gicam) a engagé le plaidoyer pour la révision des frais de visas appliqués jusqu’ici aux travailleurs étrangers. Pour ce faire, le 20 novembre dernier à Douala, le patronat camerounais a eu une rencontre avec le Issa Tchiroma Bakary, le ministre de l’Emploi et de la formation professionnelle (Minefop), Il a été décidé de la mise en place imminente d’une commission ou groupe de travail, qui réunira les services du Minefop, du ministère des Finances, des autres administrations concernées et le Gicam, à l’effet de discuter des modalités de mise en œuvre sereine des dispositions de l’article 22e de la précédente loi de finances 2023 et comment elle peut être révisée dans la cadre de la loi de finances 2024.

Pour comprendre les méandres de cette situation, il faut noter que le Gicam a relevé lors de la rencontre de Douala que dans l’article 22è de la loi de finances 2023, il est institué des frais de visa de travail équivalents à 2 mois de salaire et traitement brut pour les travailleurs non africains, et 1 mois de salaire et traitement brut pour les travailleurs africains, avec abattement de 50%.

Le patronat a en outre relevé l’existence d’importantes difficultés d’application de cette disposition, qui sont de nature à « dévoyer l’objet visé et avoir un effet répulsif sur les investisseurs ». Il a également souligné, pour le déplorer, que ces difficultés d’application auraient pu être levées en amont s’il y avait eu une concertation avec les Entreprises préalablement à l’adoption de cette disposition.

Griefs et revendications 

Dans le détail, le Gicam indique qu’il y a une interprétation subjective de l’assiette des frais de visa par les agents du Minefop, qui intègrent des éléments non prévus par la loi dans la base de calcul. De plus, ces frais de visa ne tiendraient pas compte des contrats de très court terme (moins de 6 mois). Conséquence, les entreprises débourseraient le même montant quelle que soit la durée du contrat, ce qui remet en cause le caractère équitable de ce prélèvement.

Pis encore, les modalités de paiement desdits frais sont contraires aux dispositions légales et réglementaires régissant la collecte des ressources publiques, et notamment le principe d’unité de compte du trésor. Car, dans la pratique, les paiements sont effectués en espèce auprès des services du Minefop ou via la Campost, ce qui est contraire aux textes en vigueur.

Aussi, le Gicam proteste contre le délai de traitement des dossiers anormalement long (4 mois en moyenne), allant parfois jusqu’à la paralysie totale de l’entreprise lorsque le travailleur étranger est un mandataire social, et ne peut plus validement signer des documents ou engager l’Entreprise en l’absence du visa de son contrat de travail. Sans oublier qu’aucun remboursement n’est envisagé ni aucune compensation possible dans le cas de l’annulation, par le travailleur, d’un contrat dont les frais de visa ont été réglés ;

Last but not the least, le Gicam note des distorsions de concurrence dans la mesure où, les entreprises qui emploient régulièrement les travailleurs étrangers et s’acquittent des frais de visa subissent la concurrence de celles qui ne se conforment pas aux dispositions légales sur l’emploi de la main d’œuvre étrangère. De même, il n’y a d’exemptions en faveur des entreprises qui réalisent déjà des investissements importants dans la formation professionnelle de la main d’œuvre camerounaise.

Contre-arguments 

Pour sa défense, le Minefop a répliqué que, les bases de calcul des frais de visa tels que prévus par la LF 2023 et les textes d’application du Code du travail sont appliquées de manière stricte par ses agents, qui ne détermineraient donc pas le montant des frais de visa de manière subjective. Dans la même veine, a indiqué le Minefop, les travailleurs étrangers exerçant au Cameroun pour une durée inférieure à 6 mois sont considérés comme travailleurs en mission et n’ont pas besoin de contrat de travail visé. S’agissant des délais de traitement des dossiers de demande de visa, le Minefop a indiqué avoir prescrit à ses équipes un délai de 72 heures, et a invité les entreprises à dénoncer auprès de lui tous les retards observés.

Une fois le visa délivré, le Minefop n’est pas responsable des difficultés pouvant survenir entre l’Entreprise et le travailleur étranger aboutissant à l’échec de la relation de travail initialement prévue, justifiant ainsi qu’il n’y ait pas de remboursement ou de compensation au profit des entreprises dans ces cas. S’agissant du caractère élevé des frais de visa, il a tenu à rappeler que si les montants sont inférieurs à la plupart des pays, ces derniers appliquent ces dispositions depuis de nombreuses années au contraire du Cameroun.

A LIRE :

  • Travail des étrangers au Cameroun : vers un échec des recettes de 14 milliards de Fcfa visées en 2023 ?

Cet article est réservé aux abonnés.

Cet article nécessite un abonnement EcoMembre pour y accéder.

Contactez le service client
  • Accueil
  • Politiques Publiques
  • Loi de finances 2024 : le patronat camerounais plaide pour la révision des frais de visas appliqués aux travailleurs étrangers
CamerounVisasArchive
Recevez notre briefing économique et financier tous les jours avant 10 heures.

En vous inscrivant à la newsletter, vous acceptez de recevoir nos communications. Vous pouvez vous désabonner à tout moment.

Dans la même catégorie

Jaime2Politiques PubliquesTitres publics : le Cameroun veut emprunter 125 milliards FCFA sur des BTA de 13 et 26 semainesEn quête de 125 milliards de FCFA ce 5 octobre, le Trésor camerounais revient sur le marché de la BEAC pour rebondir après des émissions récentes aux résultats mitigés.il y a 2 joursWhatsApp Image 2026-09-07 at 18.10.03 (1)Politiques PubliquesGuinée Equatoriale : la chute des recettes publiques met le budget 2026 sous pressionSix mois après le début de l'exercice, seuls 39,2 % des recettes prévues sont rentrés dans les caisses de Malabo. Le pétrole, dont les revenus ont chuté de 42,6 %, est la principale cause malgré une envolée du prix sur le marché international. il y a 2 joursMahamat IDI Signe1Politiques PubliquesTchad : les demandes d’e-Visa bondissent de moins de 10 à plus de 100 par jourÀ trois mois de l’exemption de visa annoncée pour les ressortissants africains, le Tchad enregistre une forte progression des demandes sur sa plateforme électronique.il y a 2 joursFRANCE-GABON-POLITICS-DIPLOMACYPolitiques PubliquesGabon : Libreville retourne sur le marché international pour lever 580 millions de dollars Après les 920 millions de dollars mobilisés en juillet, une nouvelle opération de 580 millions est en préparation, tandis que le projet de budget 2027 prévoit déjà près de 1,9 milliard de dollars d'emprunts internationaux.il y a 2 joursEpremiumMacron-et-MidiPolitiques PubliquesEntre la France et le Tchad, les coulisses d'un rapprochementLes rapports entre les deux pays s'étaient considérablement dégradés il y a deux ans, après la rupture de l'accord de défense. il y a 3 joursEpremiumGABON-COUPPolitiques PubliquesGabon : un déficit de financement de 578 milliards FCFA par an menace l’investissement (Rapport)Selon le diagnostic posé par la Banque africaine de développement, deux secteurs clés de l’économie concentrent plus 80% des besoins de financement d’ici 2030. il y a 3 jours

Articles similaires

EpremiumTrain Express CAMRAILMines et énergiesCameroun : l’actionnaire majoritaire de Camrail cumule 300 millions FCFA de pertes depuis 2019La Société camerounaise de chemins de fer (SCCF), véhicule à travers lequel Africa Global Logistics (AGL) contrôle Camrail, a enregistré une perte d’environ 45 millions de FCFA en 2025. C’est son septième exercice consécutif dans le rouge, portant ses pertes cumulées depuis 2019 à près de 300 millions de FCFA.il y a 2 joursCapture d’écran 2025-11-26 à 09.47.46Business et EntreprisesAGL Cameroun efface 7,2 milliards FCFA de pertes avant de reconstituer son capitalLa filiale camerounaise du groupe de logistique contrôlé par MSC a réduit son capital de près de 68% pour apurer des pertes anciennes, avant de le reconstituer à 10,6 milliards de FCFA grâce à une nouvelle injection de fonds.il y a 3 jours
Actuellement en kiosque

Les plus lus

1Banques : Afriland constitue son nouvel état-major pour la conquête de l’Afrique centraleil y a 2 jours2Gabon : avec 1 064 milliards de FCFA de dette, six entreprises publiques inquiètent la Banque mondiale il y a 4 jours3Pétrole : pourquoi un baril rapporte 31 dollars au Gabon contre 90 dollars au Camerounil y a 2 jours4Yvon Sana Bangui prend la tête de l’Institut chargé de préparer la future Banque centrale africaine il y a 4 jours5Cameroun : l’État mobilise 300 millions FCFA pour amorcer le lancement d'un Institut professionnel de la microfinanceil y a 6 jours6Cameroun : le bénéfice net de PlaYce tombe à son plus bas niveau depuis son ouvertureil y a 5 jours7Cameroun : l’actionnaire majoritaire de Camrail cumule 300 millions FCFA de pertes depuis 2019il y a 2 jours8Cameroun : le projet ferroviaire avec la RCA permettrait à Kribi de capter 5 % du commerce mondial de minerai de feril y a 4 jours9Cameroun : le retour inattendu de Viettel Global dans la bataille pour Nexttelil y a 3 jours10Tchad : les demandes d’e-Visa bondissent de moins de 10 à plus de 100 par jouril y a 2 jours
📧

Newsletter EcoMatin

Recevez notre briefing économique quotidien directement dans votre boîte mail

Analyses exclusives • Décisions économiques • Afrique centrale

App Logo
Je m'abonne
MarchéCotationBoursesFondsMatières premièresConvertisseur
AbonnementsMon compteMes abonnementsNewslettersArticles achetés
ServicesConditions généralesPolitique de confidentialitéPolitique en matière de cookiesContact & Suggestions
La rédactionQui sommes-nous?Nous rejoindreNotre équipeLettre du DP
Recevez notre briefing économique et financier tous les jours avant 10 heures.

En vous inscrivant à la newsletter, vous acceptez de recevoir nos communications. Vous pouvez vous désabonner à tout moment.

EcoMatin SRL : BE1003.413.035

Avenue Louise 523, 1050 Ixelles

© Copyright EcoMatin 2026. Tous droits reservés.