Au Cameroun, le gouvernement, par l’intermédiaire de son ministre des Mines, de l’Industrie et du Développement technologique par intérim, le Pr Fuh Calistus Gentry, a remis officiellement à la société camerounaise Caminco S.A, représentée par son PDG Roger BOGNE, le permis d’exploitation de la mine d’or de Mborguéné, dans les arrondissements de Bétaré-Oya et Garoua Boulaï (Est). « La société CAMINCO S.A est tenue de commencer l’exploitation effective du gisement dans un délai de deux ans maximums à compter de ce jour, sous peine de retrait du permis », a précisé le ministre le 19 août dernier, s’appuyant ainsi sur une disposition contenue dans le code minier de 2023 en vigueur.
Ce permis, régi par un arrêté du 18 août 2025, fait suite à la signature en mars dernier d’une convention minière entre l’État et Caminco. L’accord, qui porte sur un gisement estimé à cinq millions de tonnes de minerai avec une teneur moyenne de 1,89 g/t sur une superficie de 117 km², s’inscrit dans la stratégie du gouvernement visant à accroître la contribution du secteur minier, évaluée actuellement à moins de 1 % du PIB. Caminco a donné des garanties pour une exploitation « responsable », intégrant le développement d’infrastructures, le transfert de technologie et la formation locale.
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Selon les dispositions de la convention, l’exploitation de ce site qui vise l'extraction de 7 554,44 kg d'or métal sur 10 ans, devrait générer des retombées financières importantes pour l’État et les collectivités. Outre la participation gratuite de 10 % au capital, l’État percevra 3 % de la production d’or, auxquels s’ajoutent 1 % pour la Société nationale des mines (Sonamines), 4 % pour les actionnaires locaux et 5 % au titre de la taxe ad valorem. S’y ajoutent une taxe d’exportation fixée à 5 %, des droits domaniaux annuels de 75 000 Fcfa par km², ainsi qu’un fonds de développement minier et un compte spécial pour la formation alimentés respectivement à hauteur de 0,5 % et 0,7 % du chiffre d’affaires. La société prévoit également la création d’au moins 100 emplois directs, ainsi que de nombreux emplois indirects.
Pour mémoire, le projet trouve son origine dans le permis de recherche n°94, attribué en 2006 à Caminco sur une superficie de 500 km². Les explorations menées ont révélé un gisement de cinq millions de tonnes de minerai d’or, avec une teneur moyenne de 1,89 g/t. L’exploitation industrielle, désormais autorisée, portera sur une zone réduite à 117 km². Elle sera réalisée à ciel ouvert, avec un système de traitement du minerai par lixiviation en milieu clos, en vue d’extraire l’or sous sa forme métallique pure. Selon le plan de développement arrêté, la cadence de production visée est de 1 230 kg d’or par an durant les trois premières années, puis de 552 kg annuels à partir de la quatrième année.
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