elite_capital-15-09-2026
Breaking News
Chargement des breaking news...
Breaking News
Chargement des breaking news...
App Logo
Magazine
    Bientôt disponible...
Je m'abonne
App Logo
MagazineJe m'abonne
Je m'abonne
Politiques PubliquesEecomembre

Cameroun, berceau de nos espoirs

Publiée mercredi 25 septembre 2019 à 12:51:39Modifiée lundi 6 mai 2024 à 13:38:18Temps de lecture 8 minPar EcoMatin

cameroun
Cameroun, berceau de nos espoirs
Fait partie du dossier: Le club des Chroniqueurs

Le 10 septembre 2019, le Président de la République, Chef de l’Etat, Son Excellence Paul BIYA, s’adressait à la Nation. Dans son message retentissant et captivant, le Chef de l’Etat invite le peuple camerounais à se retrouver à la fin du mois en cours autour d’un grand dialogue national qui permettra d’examiner les voies et moyens de répondre aux aspirations profondes des populations du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, mais aussi de toutes les autres composantes de la Nation.

Ostensiblement applaudie par la classe politique nationale, saluée en mondovision par la communauté internationale, l’annonce de ce dialogue a dégivré l’atmosphère glaciale des zones en conflit et décongestionné le climat politique en dépit de quelques résistances bien compréhensibles. Les valeurs de paix, de sécurité, de concorde nationale et de progrès qui seront débattues au cours de cette grand’messe concernent l’ensemble du peuple camerounais. C’est pour cette raison que l’unité nationale, l’intégration nationale, le vivre ensemble, etc. vont constituer le granite de ces discussions que le Président de la République veut inclusives sur la base de la Constitution. Car, tout le monde, y compris la diaspora et les groupes armés sont invités aux côtés des forces de défense, des leaders religieux, politiques, de la société civile, des intellectuels, des parlementaires, à discuter de l’avenir commun de notre cher et beau pays.

Méditons tous et chacun dans son coin, les récents événements qu’ont connus les régions du Nord-ouest et du Sud-Ouest. Des individus qui aspirent à un nouvel idéal politique ont brisé des rêves d’enfants et d’adultes en incendiant des écoles, des hôpitaux, des édifices publics, des biens. Il va sans dire que tuer des gendarmes ou des civils, kidnapper, mutiler, molester, incendier, détruire des infrastructures publiques, empêcher les enfants d’aller à l’école ou les populations de vaquer tranquillement à leurs occupations, constituent des crimes d’une grande ampleur qui ne sauraient restés impunis.

Le véritable tribunal de l’Histoire qu’est le temps nous apprend que l’Homme, au contact de l’avancée inexorable de l’horloge biologique, prend toute la mesure de la nécessité de la bonté, de la gentillesse et de l’indulgence. La puissance du vivre-ensemble et les vertus d’une vie sans guerre, sans querelle, sans dispute, sans conflit s’ancrent et se figent en lui comme du marbre.

Nombre de concitoyens pourraient se poser la question sur les motivations réelles de cette sortie. En fait, mon vécu, ma trajectoire, mon expérience, ma vie peuvent aujourd’hui servir de phare aux résistances qui s’entrechoquent ici et là. Accepter d’aller vers l’autre, dialoguer avec lui, n’est pas opposable à un renoncement de soi, de ses convictions, de son histoire, encore moins synonyme de trahison d’une cause, d’une communauté ou d’un idéal. Dialoguer avec l’autre, c’est le début de la fin des peurs. C’est donner un bel exemple de la pensée positive et de la libération des contraintes et des contrariétés des regards accusateurs, des invectives, des procès en traîtrise, du « qu’en dira-t-on ». La nature est ainsi faite…

Et personne ne peut s’y soustraire. La bourrasque des critiques ne doit pas nous éloigner de ce que nous avons de grand à accomplir au cours de ce dialogue. Nos destins, nos égos surdimensionnés et boursouflés ne sont rien à côté de l’avenir de la République, du devenir de la Nation. Nous sommes passés par là et pouvons aujourd’hui affirmer que c’est possible de tout remettre à plat, de faire la paix. Il faut tourner la page des drames, ouvrir celle de la paix, de l’unité, du pardon, de la réconciliation et continuer la vie sur de nouvelles bases.

Pour débattre des questions de « consolidation de la paix, de bilinguisme, de diversité culturelle, de cohésion sociale, la reconstruction et le développement des zones touchées par le conflit, le retour des réfugiés et des personnes déplacées, le système éducatif et judiciaire, la décentralisation et le développement local, la démobilisation et la réinsertion des ex-combattants, le rôle de la diaspora dans le développement du pays », les Camerounais doivent donc accepter de passer par l’impérieux devoir de contrition, préalable au pardon et à la réconciliation que nous appelons de nos vœux.

C’est pourquoi, il faut s’émanciper des chaînes du discours clivant et des clivages artificiels qui faussent et fissurent l’image que certains développent de leur personne, stigmatisant au passage celle des autres ; toutes choses qui font assoir l’illusion de supériorité qui cache mal les fragilités endogènes et les fautes intérieures dont se rendent coupables nombre de personnes. Pardonner, c’est une libération de la prison des attirances et des aversions, des haines et des peurs, pour marcher vers la liberté et la compassion.

Le pardon étant donc la porte qui conduit à la réconciliation, nous devons frères et sœurs du Nord-Ouest et du Sud-Ouest accepter de nous repentir des méchancetés, des mauvais traitements, de l’intolérance et de la haine qui nous rongent. Car, le Cameroun exprime un si grand besoin de repentance et de pardon de ses fils et filles, qu’il ne lui sera jamais pardonné d’avoir loupé l’irréversible marche vers la réconciliation qui passe par la reconnaissance et l’acceptation de la différence qui a toujours fondé son inamovible et infalsifiable identité. Toutes choses que nous envient tant de nations dans le monde.

L’Histoire nous regarde, chers frères et sœurs de tout le pays et particulièrement du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Nous devons apprendre par elle, à nous réconcilier et à cicatriser les blessures, à surmonter toutes les dissensions à l’origine des troubles afin de poursuivre la marche de notre pays vers le progrès social, économique et culturel. Car, c’est au prisme de notre Histoire commune que nous devons réconcilier notre présent tourmenté et troublé par des crises multiples avec notre passé chargé de repères intangibles qui permettent d’assoir la cohésion sociale et d’engager la réconciliation nationale que le Grand Dialogue national entend résoudre.

Les expériences d’autres pays à travers le monde montrent que les processus de réconciliation sont par nature complexes et passent souvent par plusieurs étapes qui peuvent se révéler comme des opportunités, tout comme elles peuvent constituer un dilemme pour tout un peuple. Mais, en dépit du caractère complexe de ces processus, les peuples de ces pays qui ont expérimenté, vécu et connu des guerres civiles, des atrocités et des violences du fait d’agressions extérieures ou intérieures et des injustices causées par divers acteurs, sont parvenus à marquer des pas décisifs vers la réconciliation.

Parce que le pardon auquel nous appelons ici, n’est pas synonyme d’absolution totale des crimes et atrocités commises par certains de nos frères et sœurs égarés et manipulés, le Chef de l’Etat, en invitant sur la même table, groupes armés sécessionnistes et forces de défense, trahit le paratexte de son message : la mystique et le mystère du pardon.

C’est la raison pour laquelle, il s’agit de quémander l’indulgence de tous et de chacun et de solliciter la compréhension du Père de la Nation qui dispose de tous les leviers qui lui permettent, à la manière de la parabole de l’enfant prodigue, de ramener tout le monde sur le droit chemin. Et d’absoudre, sur la base de la Constitution, ceux qui méritent, les fautes des fils et filles pris en tenailles par l’illusion de la liberté et de la propagande gratuite.

Nombre de compatriotes sont aujourd’hui la matérialisation vivante de l’indulgence, du grand cœur, de la magnanimité et de la mansuétude du Chef de l’Etat. Le Grand Dialogue National offre donc l’opportunité à certains de humer les effluves enivrantes, de goûter les délices du pardon présidentiel.

Preuve que la complexité du processus de réconciliation, loin d'être un obstacle, témoigne plutôt de l'impérieux devoir pour tous les acteurs de s'y engager avec sincérité et détermination. Du coup, il ne serait pas superfétatoire de penser que la réconciliation des Camerounais du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest, avec eux-mêmes, est possible. La soif de paix exprimée tous les jours par le peuple camerounais en est la preuve vivante.

Le succès et la réussite du Grand Dialogue National dépendent donc de notre capacité à tous à actionner les leviers du pardon, TOUS LES LEVIERS. Aussi est-il primordial d’élever dans l’esprit des hommes, les défenses de la paix afin que la force de la raison fasse le lit de la culture de la paix. Une culture de la paix fondée sur la réconciliation, la raison et sur la vision à long terme de l’importance de chaque individu dans la construction de la paix. C’est aussi cela la trajectoire du développement que nous appelons et que doivent emprunter nos concitoyens aujourd’hui aux prises avec l’Histoire.

Dès lors, il devient plus qu’urgent de rapprocher les Camerounais vers un avenir radieux, dans un climat de paix, d’unité nationale et de quiétude sociale. Pour écrire de nouvelles pages de l’Histoire de notre pays, nous devons accepter le pardon, nous devons pardonner, nous pardonner les uns les autres et à aller vers la réconciliation. Car, la réconciliation et le pardon sont nécessaires pour construire un destin commun. L’espoir, tous les espoirs sont permis.

Cet article est réservé aux abonnés.

Cet article nécessite un abonnement EcoMembre pour y accéder.

Contactez le service client
  • Accueil
  • Le club des Chroniqueurs
  • Cameroun, berceau de nos espoirs
Paul BiyaAminatou AhidjoArchive
Recevez notre briefing économique et financier tous les jours avant 10 heures.

En vous inscrivant à la newsletter, vous acceptez de recevoir nos communications. Vous pouvez vous désabonner à tout moment.

Dans la même catégorie

Jaime2Politiques PubliquesTitres publics : le Cameroun veut emprunter 125 milliards FCFA sur des BTA de 13 et 26 semainesEn quête de 125 milliards de FCFA ce 5 octobre, le Trésor camerounais revient sur le marché de la BEAC pour rebondir après des émissions récentes aux résultats mitigés.il y a 2 joursWhatsApp Image 2026-09-07 at 18.10.03 (1)Politiques PubliquesGuinée Equatoriale : la chute des recettes publiques met le budget 2026 sous pressionSix mois après le début de l'exercice, seuls 39,2 % des recettes prévues sont rentrés dans les caisses de Malabo. Le pétrole, dont les revenus ont chuté de 42,6 %, est la principale cause malgré une envolée du prix sur le marché international. il y a 2 joursMahamat IDI Signe1Politiques PubliquesTchad : les demandes d’e-Visa bondissent de moins de 10 à plus de 100 par jourÀ trois mois de l’exemption de visa annoncée pour les ressortissants africains, le Tchad enregistre une forte progression des demandes sur sa plateforme électronique.il y a 3 joursFRANCE-GABON-POLITICS-DIPLOMACYPolitiques PubliquesGabon : Libreville retourne sur le marché international pour lever 580 millions de dollars Après les 920 millions de dollars mobilisés en juillet, une nouvelle opération de 580 millions est en préparation, tandis que le projet de budget 2027 prévoit déjà près de 1,9 milliard de dollars d'emprunts internationaux.il y a 3 joursEpremiumMacron-et-MidiPolitiques PubliquesEntre la France et le Tchad, les coulisses d'un rapprochementLes rapports entre les deux pays s'étaient considérablement dégradés il y a deux ans, après la rupture de l'accord de défense. il y a 3 joursEpremiumGABON-COUPPolitiques PubliquesGabon : un déficit de financement de 578 milliards FCFA par an menace l’investissement (Rapport)Selon le diagnostic posé par la Banque africaine de développement, deux secteurs clés de l’économie concentrent plus 80% des besoins de financement d’ici 2030. il y a 3 jours

Articles similaires

EpremiumWhatsApp Image 2026-10-01 at 16.28.03Business et EntreprisesCameroun : le retour inattendu de Viettel Global dans la bataille pour NexttelDepuis 2018, Viettel Global Investment et Bestinver Cameroon, le véhicule du milliardaire Baba Ahmadou Danpullo, se disputent devant plusieurs juridictions pour le contrôle de Nexttel; un opérateur qui a presque disparu sur le marché mobile aujourd’hui dominé par Orange et MTN. À l'approche du renouvellement de sa licence, le groupe vietnamien affirme rester « engagé au Cameroun ».il y a 3 joursEpremiumTowerMines et énergiesCameroun : Tower Resources repousse encore à 2027 le forage du bloc pétrolier Thali Yaoundé vient d’accorder à Tower Resources une huitième prolongation de sa licence sur le bloc Thali.il y a 6 joursCanyonMines et énergiesCameroun : après Camrail, Canyon Resources s’offre 42,8 % du Terminal Bois du Port de Douala Le Port autonome de Douala et les autres actionnaires historiques du Terminal Bois ont accepté une nouvelle répartition du capital permettant à Camalco Cameroun, filiale de Canyon Resources, d’en détenir 42,8 %. Une nouvelle position stratégique pour le développeur de Minim Martap, déjà détenteur de 26,9 % de Camrail. il y a 1 semaineEpremiumCarriere_de_ComblanchienMines et énergiesCameroun : Oriole Resources vise un permis d'exploitation pour le gisement de calcaire de WapouzéUn récent programme de forage achevé a révélé d’importantes teneurs en calcaire sur le gisement de Wapouzé, des résultats qui doivent étayer la demande de permis d'exploitation qu'Oriole Resources compte déposer dans quelques mois.il y a 1 semaine
Actuellement en kiosque

Les plus lus

1Banques : Afriland constitue son nouvel état-major pour la conquête de l’Afrique centraleil y a 2 jours2Gabon : avec 1 064 milliards de FCFA de dette, six entreprises publiques inquiètent la Banque mondiale il y a 4 jours3Pétrole : pourquoi un baril rapporte 31 dollars au Gabon contre 90 dollars au Camerounil y a 3 jours4Yvon Sana Bangui prend la tête de l’Institut chargé de préparer la future Banque centrale africaine il y a 5 jours5Cameroun : l’actionnaire majoritaire de Camrail cumule 300 millions FCFA de pertes depuis 2019il y a 2 jours6Cameroun : l’État mobilise 300 millions FCFA pour amorcer le lancement d'un Institut professionnel de la microfinanceil y a 1 semaine7Cameroun : le bénéfice net de PlaYce tombe à son plus bas niveau depuis son ouvertureil y a 5 jours8Cameroun : le projet ferroviaire avec la RCA permettrait à Kribi de capter 5 % du commerce mondial de minerai de feril y a 4 jours9Cameroun : le retour inattendu de Viettel Global dans la bataille pour Nexttelil y a 3 jours10Tchad : les demandes d’e-Visa bondissent de moins de 10 à plus de 100 par jouril y a 3 jours
📧

Newsletter EcoMatin

Recevez notre briefing économique quotidien directement dans votre boîte mail

Analyses exclusives • Décisions économiques • Afrique centrale

App Logo
Je m'abonne
MarchéCotationBoursesFondsMatières premièresConvertisseur
AbonnementsMon compteMes abonnementsNewslettersArticles achetés
ServicesConditions généralesPolitique de confidentialitéPolitique en matière de cookiesContact & Suggestions
La rédactionQui sommes-nous?Nous rejoindreNotre équipeLettre du DP
Recevez notre briefing économique et financier tous les jours avant 10 heures.

En vous inscrivant à la newsletter, vous acceptez de recevoir nos communications. Vous pouvez vous désabonner à tout moment.

EcoMatin SRL : BE1003.413.035

Avenue Louise 523, 1050 Ixelles

© Copyright EcoMatin 2026. Tous droits reservés.