Alors que la transition énergétique mondiale pousse les majors pétrolières à rationaliser leurs investissements, TotalEnergies fait le pari assumé des gisements offshore africains. Ces derniers mois, le groupe français a multiplié les offensives au Nigeria, au Congo et en Namibie, confirmant une stratégie axée sur des actifs en eaux profondes à fort potentiel, capables d’offrir des volumes compétitifs et des marges attractives.
Derrière cette offensive, l’entreprise cherche à sécuriser de nouvelles réserves dans des zones géologiques prometteuses, tout en affichant sa capacité à conjuguer rendement, maîtrise des coûts techniques et limitation des émissions. « TotalEnergies continue activement de renforcer la qualité de son portefeuille Amont, pour se concentrer sur des actifs à coûts techniques bas et à faibles émissions, et baisser le point mort cash » a déclaré Nicolas Terraz, Directeur général Exploration-Production de TotalEnergies.
Nigeria : un contrat majeur en eaux profondes
Le 1er septembre 2025, le Nigeria, premier producteur de brut du continent, a signé un contrat de partage de production (CPP) avec TotalEnergies et son partenaire local South Atlantic Petroleum (Sapetro). L’accord concerne deux blocs offshore attribués au terme d’un appel d’offres lancé en 2024, couvrant près de 2 000 km² dans le delta du Niger.
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L’entreprise française détient 80% de participation, contre 20% pour Sapetro. « Ce PSC marque le début d’un programme de travail engagé qui nous aidera à libérer le potentiel géologique inexploité de nos eaux profondes », a déclaré Gbenga Komolafe, directeur de la Commission nigériane de réglementation du pétrole en amont. Le contrat inclut des obligations environnementales, des primes de signature et un volet de développement communautaire.
Congo : cap sur le champ Nzombo
Quelques jours plus tôt, TotalEnergies a officialisé l’obtention du permis Nzombo, situé à une centaine de kilomètres au large de Pointe-Noire. Le bloc couvre environ 1 000 km². Opérateur du projet avec 50 % des parts, la compagnie française est épaulée par QatarEnergy (35 %) et la Société nationale des pétroles du Congo (SNPC, 15%).
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Un premier forage d’exploration est attendu avant fin 2025. « Cette attribution reflète notre stratégie continue d’élargissement de notre portefeuille d’exploration ciblant des prospects à fort potentiel », a souligné Kevin McLachlan, directeur Exploration de TotalEnergies. L’annonce intervient dans la foulée d’un plan d’investissement de 500 millions de dollars destiné à soutenir la production congolaise, que Brazzaville ambitionne de porter à 500 000 barils par jour d’ici 2027.
Namibie : la nouvelle frontière énergétique
En Namibie, TotalEnergies mène depuis février 2025 une campagne de forage sur le bloc 2913B, avec la plate-forme Deepsea Mira. Le puits Marula-1X, en cours de test, s’ajoute aux découvertes réalisées sur le champ Venus, dont le potentiel est estimé à 150 000 barils par jour. Une décision finale d’investissement est attendue en 2026.
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Aux côtés de QatarEnergy (30 %), d’Impact Oil and Gas (9,5 %) et de la compagnie nationale NAMCOR (10 %), TotalEnergies détient 50,5 % de ce bloc stratégique. D’autres campagnes sont prévues, notamment le puits Olympe-1X sur le bloc voisin 2912, ciblant des sables albiens prometteurs.
Une stratégie continentale assumée
Ces annonces illustrent la volonté de TotalEnergies de consolider sa présence dans les grands bassins offshores africains. Au-delà du Nigeria, du Congo et de la Namibie, le groupe est déjà impliqué dans des projets en Angola, au Cameroun et au Gabon. L’entreprise, qui fait face à la pression croissante de la transition énergétique, mise sur des gisements à fort rendement, capables de renforcer sa production mondiale. Pour les pays hôtes, ces projets représentent autant d’opportunités de capter des investissements massifs, de renforcer leur production nationale et d’accroître leur rôle sur la carte énergétique mondiale.

