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Au mois d’avril 2019, le Minat avait laissé entendre que 75000 familles avaient déjà reçu cette aide. Les 27 août et 18 septembre derniers, Paul Atanga Nji, qui se trouvait le week-end dernier à Bamenda, a déclaré avoir fait bénéficier cette assistance à 6000 et 4000 nouvelles personnes parmi les déplacés internes de la crise dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest. Le ministre de l’Administration territoriale distribue denrées alimentaires, matériel de couchage et de toilette, des biens de consommation d’usage, etc. Aucun montant n’est cependant avancé. Par ailleurs, il manque d’efficacité en termes de suivi sanitaire des déplacés internes, en plus de leur éducation, de l’habitat et de l’assistance psycho-sociale qui faisaient partie des autres besoins identifiés par le gouvernement.>> Lire aussi - Crise : l’aide humanitaire couvre moins de 20% des besoins au Cameroun
Au plan agro-pastoral, le plan d’urgence prévoyait un appui en intrants agricoles et en cheptel pour relancer les activités des populations rurales sinistrées. A ce jour, le gouvernement n’en parle pas. Mais il communique abondamment sur la fourniture des denrées alimentaires et des produits de première nécessité qui sont, tantôt des dons du chef de l’Etat, tantôt de l’aide dans le cadre du plan d’assistance humanitaire d’urgence. Au final, dans la mise en œuvre de ce dispositif gouvernemental, l’on ne voit pas sur quelle base les rations alimentaires sont calculées, ni les besoins en médicaments, etc.

