alios-cameroun-27-10-2026
Breaking News
Chargement des breaking news...
App Logo
Magazine
    Bientôt disponible...
Je m'abonne
App Logo
MagazineJe m'abonne
Je m'abonne
Politiques PubliquesEecomembre

Politique économique : les enjeux de la baisse des dépenses en capital sur le secteur privé

Contraint par le FMI à réduire son déficit budgétaire et à ralentir son rythme d’endettement, gouvernement est obligé d’opérer des coupes sèches sur ses investissements. Le secteur privé va certainement en pâtir et la relance économique espérée ne sera probablement pas au rendez-vous.

Publiée lundi 15 janvier 2018 à 16:27:42Modifiée jeudi 15 novembre 2018 à 15:05:47Temps de lecture 3 minPar EcoMatin

capital
Le budget 2018 est donc sur les rails. Après le niveau central, le lancement au niveau des régions a eu lieu le 10 janvier dernier. L’analyse des différentes rubriques permet de noter une augmentation de l’enveloppe dédiée aux dépenses courantes à 2195 milliards de FCFA (+75,8 milliards de FCFA) et une baisse des dépenses en capital à 1291,5 milliards de FCFA (-295,39 milliards). En d’autres termes, pendant que l’on attend que l’Etat se mette à la diète, le gouvernement a décidé d’appliquer sa cure d’amaigrissement ailleurs que sur le train de vie de l’Etat. D’une manière générale, le budget d’investissement public est en chute libre. Les plus fortes baisses s’enregistrent dans les ministères des Travaux Publics (-136,141 milliards), le ministère de l’Eau et de l’Energie (-60,525 milliards), le ministère de l’Habitat et du développement urbain (-46,852 milliards), le ministère de la Santé publique (-44,119 milliards), le ministère de l’Agriculture et du développement rural (-34,684 milliards) et le ministère des Postes et Télécommunications (-6,242 milliards). Cette baisse des dépenses d’investissement affecte donc particulièrement les activités sociales et économiques. Ainsi, il semble plus facile d’agir (réduire) sur les dépenses d’investissement dans les infrastructures que sur le service de la dette ou sur le traitement des fonctionnaires comme en témoigne la contraction de l’investissement public durant la période d’ajustement structurel. Mais il faut craindre un « retour de balancier » puisque, soulignent les économistes, «la mauvaise dépense chasse la bonne», à savoir la dépense en capital qui permet à la fois de stimuler le potentiel de croissance et, par conséquent, d’améliorer les perspectives de financement des dépenses publiques à plus long terme. En effet, dans un article publié en 2007 dans la revue Afrique contemporaine, l’économiste togolais Kako Nubukpo rappelle que « les résultats obtenus par les théoriciens de la croissance endogène montrent l’impact généralement positif des dépenses publiques d’investissement, notamment dans les infrastructures de transport, de santé et d’éducation, sur la croissance économique. » Les amputations des dépenses d’investissement risquent de porter un coup dur au développement du pays pour autant qu’elles se concentrent sur des activités socio-économiques stratégiques. Pour l’année écoulée, le gouvernement reconnait plus de 414 milliards de dépenses non réalisées à fin septembre 2017. L’information est contenue dans une note de synthèse de l’exécution budgétaire au 3e trimestre 2017, publiée le 02 janvier 2018 par le ministère des Finances (Minfi). Le document indique que durant cette période, sur les 3170,2 milliards de FCFA de dépenses budgétaires prévues, seules 2755,9 milliards ont été exécutées, soit un taux d’exécution de 86,9%.Une fois de plus, ce sont les dépenses d’investissement pâtissent le plus. Elles représentent plus de la moitié du volume des dépenses non réalisées. Ainsi, faute de vouloir réduire le train de vie luxueux de l’administration, rationaliser le parc automobile de l’État et s’attaquer véritablement à la corruption endémique, le gouvernement est condamné à tailler dans les dépenses en capital physique et humain. Finalement, le gouvernement n’a pas résisté (sous la pression du FMI ?) à la tentation de renouer avec la politique des coupes claires dans les dépenses en capital menée dans le cadre du programme d’ajustement structurel. Mais une solution durable au marasme économique du Cameroun passe certainement par des réformes structurelles efficaces que le gouvernement hésite à mettre en œuvre : réforme de l’administration publique (baisse de la masse salariale, réforme de des pensions des fonctionnaires, etc.

Cet article est réservé aux abonnés.

Cet article nécessite un abonnement EcoMembre pour y accéder.

Contactez le service client
  • Accueil
  • Politiques Publiques
  • Politique économique : les enjeux de la baisse des dépenses en capital sur le secteur privé
Etatbudgetsectyeur privécapitalArchive
Recevez notre briefing économique et financier tous les jours avant 10 heures.

En vous inscrivant à la newsletter, vous acceptez de recevoir nos communications. Vous pouvez vous désabonner à tout moment.

Dans la même catégorie

WhatsApp Image 2026-11-04 at 13.34.10Politiques PubliquesCentrafrique : le taux d’endettement grimpe à 62,21 % du PIB au troisième trimestre 2026Le taux d’endettement progresse de 3,5 points alors que la croissance s’est établie à 3 % en 2025, selon le président Touadéra.il y a 8 heuresEpremiumCAMEROON-ECONOMYPolitiques PubliquesCameroun : l’État a prélevé 43 milliards FCFA sur les transferts d’argent en 2025, en hausse de 35 % Avec l’essor des transferts d’argent, notamment via le Mobile Money, les recettes fiscales de l’État augmentent. Depuis 2022, ces opérations sont soumises à une taxe de 0,2 %, à laquelle s’est ajouté un prélèvement de 4 FCFA par transaction en 2025. il y a 1 jourEpremiumCAMEROON-YAOUNDE-CHINA AID-CONFERENCE CENTERPolitiques PubliquesCameroun : les dividendes de l’État actionnaire grimpent de 25 %, à 70 milliards FCFA, pour un portefeuille d’une cinquantaine d’entreprisesL'État camerounais possède des parts dans plusieurs poids lourds de l'économie. Mais lorsqu'il s'agit de rémunérer son actionnaire, le portefeuille repose essentiellement sur deux institutions, qui fournissent près de 84 % des dividendes. Une concentration qui fait écho aux critiques de la Chambre des comptes sur leur faible rentabilité.il y a 1 jourEpremium0886edcc-c2a9-447a-ab82-e159f198dbd5Politiques PubliquesCameroun : l’impôt sur les dividendes rapporte 125 milliards FCFA (+ 51 %) au fisc grâce aux banques, brasseries et opérateurs de télécomsMalgré cette hausse, le fisc camerounais n’a atteint que 91,4 % de ses objectifs en 2025. Le gouvernement pointe notamment la morosité de l’activité économique et les tensions postélectorales, qui ont pesé sur les recettes fiscales.il y a 1 jourfichierPolitiques PubliquesCameroun : plus de 20 % des marchés publics passés de gré à gré en 2025, un record selon le gouvernementLe gouvernement explique ce record notamment par le contexte de l'élection présidentielle d'octobre 2025.​il y a 1 jourGabonaise des jeuxPolitiques PubliquesCongo : le gouvernement veut prélever 10 % sur les mises électroniques des jeux de hasard Le Trésor public recevrait la moitié des recettes collectées contre 20% pour l’Arpce.il y a 2 jours

Articles similaires

EpremiumCAMEROON-ECONOMYPolitiques PubliquesCameroun : l’État a prélevé 43 milliards FCFA sur les transferts d’argent en 2025, en hausse de 35 % Avec l’essor des transferts d’argent, notamment via le Mobile Money, les recettes fiscales de l’État augmentent. Depuis 2022, ces opérations sont soumises à une taxe de 0,2 %, à laquelle s’est ajouté un prélèvement de 4 FCFA par transaction en 2025. il y a 1 jourEpremiumCAMEROON-YAOUNDE-CHINA AID-CONFERENCE CENTERPolitiques PubliquesCameroun : les dividendes de l’État actionnaire grimpent de 25 %, à 70 milliards FCFA, pour un portefeuille d’une cinquantaine d’entreprisesL'État camerounais possède des parts dans plusieurs poids lourds de l'économie. Mais lorsqu'il s'agit de rémunérer son actionnaire, le portefeuille repose essentiellement sur deux institutions, qui fournissent près de 84 % des dividendes. Une concentration qui fait écho aux critiques de la Chambre des comptes sur leur faible rentabilité.il y a 1 jourEpremiumUne vue du siège de (c)Acces Bank à DoualaBanques et FinanceAfrique : Access Bank Cameroun devient la première participation bancaire du groupe hors NigériaLa participation du groupe bancaire nigérian dans sa filiale camerounaise a presque quadruplé en valeur comptable, atteignant l'équivalent de 29 millions de dollars. Le Cameroun devance désormais le Ghana, l'Angola et l'Afrique du Sud dans le portefeuille de participations d'Access Bank Plc.il y a 2 jours
Actuellement en kiosque

Les plus lus

1Groupe Ecobank : une assemblée annulée, des administrateurs menacés de révocation et une gouvernance sous tensionil y a 1 semaine2Cameroun : le Prince Albert II de Monaco attendu à Yaoundé ce 30 octobreil y a 1 semaine3Bertrand Mbouck prend la tête de Dangote Oil & Gas Cameroon, nouvelle société du groupe Dangote dédiée aux hydrocarburesil y a 6 jours4Produits pétroliers : comment le Cameroun a négocié son approvisionnement en carburants avec Dangoteil y a 6 jours5Viande bovine : le Cameroun redoute une flambée des prix après l'arrêt annoncé des exportations tchadiennes en 2028il y a 6 jours6Cameroun : une fraude aux compteurs prépayés coûte 1,4 milliard FCFA à Socadelil y a 5 jours7Afrique centrale : Le Cameroun hérite du siège de l’association des régulateurs de télécomsil y a 1 semaine8La Russie ouvre des négociations avec le Cameroun et le Congo sur l’accès de ses navires de guerre à leurs portsil y a 1 jour9Les compagnies aériennes lassées de payer pour les passagers refoulésil y a 5 jours10Groupe Castel : la fille du fondateur évincée des holdings qui contrôlent les activités brassicoles en Afriqueil y a 1 jour
📧

Newsletter EcoMatin

Recevez notre briefing économique quotidien directement dans votre boîte mail

Analyses exclusives • Décisions économiques • Afrique centrale

App Logo
Je m'abonne
MarchéCotationBoursesFondsMatières premièresConvertisseur
AbonnementsMon compteMes abonnementsNewslettersArticles achetés
ServicesConditions généralesPolitique de confidentialitéPolitique en matière de cookiesContact & Suggestions
La rédactionQui sommes-nous?Nous rejoindreNotre équipeLettre du DP
Recevez notre briefing économique et financier tous les jours avant 10 heures.

En vous inscrivant à la newsletter, vous acceptez de recevoir nos communications. Vous pouvez vous désabonner à tout moment.

EcoMatin SRL : BE1003.413.035

Avenue Louise 523, 1050 Ixelles

© Copyright EcoMatin 2026. Tous droits reservés.