Après 12 ans d’administration provisoire, la National Financial Credit Bank (NFC-Bank) doit tourner une nouvelle page de son histoire en sortant du giron public. Ce 28 juillet, la Commission bancaire d’Afrique centrale (COBAC) a fixé à juillet 2027 le délai pour le retrait total de l’État camerounais du capital de la banque, désormais majoritaire à 99,93%.
Pour mémoire, Yaoundé avait repris la main en 2019, évinçant l’actionnariat historique mené par l’homme d’affaires Zacharia Awanga et avait débloqué 25 milliards FCFA pour recapitaliser et éponger les créances en souffrance de l’établissement. Une intervention salutaire qui a permis de redresser la situation financière de la banque. Mais la suite du processus de restructuration, à savoir la signature d’un contrat de performance et la privation, s’annonce semée d’embûches.
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À l’instar du dossier CBC, toujours bloqué depuis 2021 malgré une restructuration réussie, la vente de NFC Bank est susceptible d’être ralentie par à la fois par des luttes d’influence. Le Secrétaire général de la Présidence Ferdinand Ngoh Ngoh, qui avait instruit le déblocage des financements pour redresser la banque souhaitant avoir un droit de regard sur le choix du repreneur. De son côté, le régulateur bancaire, qui ne dispose d’aucun levier coercitif pour imposer ce retrait à Yaoundé se heurte à l’hyper-présence de l’État, aujourd’hui actionnaire majoritaire dans 5 des 19 banques commerciales du pays.
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