>> Lire aussi - La place du bois dans l’économie camerounaise
Les membres des cinq centrales syndicales signataires de ce préavis de grève et employés d'une vingtaine d'entreprises du secteur bois (Alpicam, Grumcam, Sepac, Palisco, Cfim, Thanry, Sim, Ecam Placage etc...), disent vouloir éviter aux entreprises camerounaises de la filière bois, la même catastrophe que celle du Groupe Rougier, en faillite depuis 2018. Soupçonnant même le Président du Comité exécutif du Groupement de la filière bois du Cameroun (Gfbc), d'être "un représentant des sociétés multinationales pour fragiliser l'économie du Cameroun". Ils se proposent d'ailleurs de " saisir les autorités compétentes pour l'ouverture d'une enquête ".
En réalité, le Comité exécutif du Groupement de la filière bois du Cameroun (Gfbc), représentant le patronat du secteur bois, en veut au gouvernement. Notamment sur la revue à hausse de la taxe d'abattage décidée par l'Etat du Cameroun et contre laquelle il s'opposeDans une précédente correspondance adressée, le 20 décembre 2018, à Alberto Saviolo, de nationalité italienne, le Groupe des travailleurs de la Commission mixte paritaire chargée de la révision de la Convention collective nationale des entreprises d'exploitation et de transformation des produits forestiers et activités annexes s'insurgeait contre "son opposition à la signature de la Convention collective nationale des entreprises d'exploitation et de transformation des produits forestiers et activités annexes".
>> Lire aussi - Taxe d’abattage: le bois camerounais encore plus cher en 2019
En réalité, le Comité exécutif du Groupement de la filière bois du Cameroun (Gfbc), représentant le patronat du secteur bois, en veut au gouvernement. Notamment sur la revue à hausse de la taxe d'abattage décidée par l'Etat du Cameroun et contre laquelle il s'oppose: "le Comité exécutif nous fait le chantage", s'écrie André Makon, le porte-parole du Groupe de travailleurs camerounais en colère. Le Gfbc conditionnerait ainsi la signature de la Convention collective nationale des entreprises d'exploitation et de transformation des produits forestiers et activités annexes à une baisse par le gouvernement camerounais de la taxe d'abattage. Aux dernières nouvelles reçues, c'est le statut qui entre les deux parties. Après le préavis de grève, les membres du Groupe des travailleurs de la Commission mixte paritaire chargée de la révision de la Convention collective nationale des entreprises d'exploitation et de transformation des produits forestiers et activités annexes envisagent déposer un mot d'ordre de grève dans les villes de Douala, Yaoundé, Belabo, Bertoua, Kribi, Ndeng, Yabassi ou encore Mfou. [related_posts_by_tax taxonomies="dossier"]

