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Par ailleurs, au 31 décembre 2019, la SEMC, filiale de la Société anonyme des Brasseries du Cameroun (SABC), projette un résultat net positif de l’ordre de 410 millions de FCFA. Pour parvenir à ce résultat, cette entreprise cotée à la Douala Stock Exchange (DSX) compte sur la baisse de ses charges d’exploitation, la croissance du marché de l’eau minérale au Cameroun en 2019 et la reprise de ses parts de marché. Sur ce dernier volet, l’entreprise mise sur les ventes des différents formats de sa marque d’eau minérale baptisée « Vitale ». Au regard de ces indicateurs, elle table sur une hausse des ventes de 21 % en 2019 et projette une hausse de la production d’environ 35%. « Le second semestre sera axé sur la poursuite du développement des marques phares Tangui et Vitale, avec une amélioration de la rentabilité par une augmentation du prix de vente du bidon de 10L Vitale (850 FCFA toutes taxes comprises contre 807 FCFA) et une maîtrise des coûts fixes », indique la SEMC dans son rapport d’activité semestriel. Compte tenu de ces prévisions, 2019 devrait être l’année de la renaissance. L’entreprise a accumulé des pertes d’environ 2 milliards de FCFA au cours des trois dernières années. Elle a officiellement clôturé ses exercices 2016 et 2017 par des résultats négatifs, respectivement de 316 et 936 millions de FCFA. À la fin 2018, en dépit d’une progression du chiffre d’affaires de 3,8 %, le résultat net de la SEMC a été une fois de plus négatif (-799 millions de FCFA). Et pour cause, la filiale de la SABC, qui a dominé le marché de l’eau minérale au Cameroun jusqu’en 2015, fait face à la concurrence devenue très rude. Celle-ci est notamment le fait du retour très agressif de la société Source du Pays, productrice de l’eau minérale « Supermont ». Après une éclipse de quelques années, cette entreprise a fini par ravir, en 2016, le leadership sur le marché local de l’eau minérale.

