La société d'ingénierie française Ginger Sofreco a décroché un important marché sur un projet public stratégique au Tchad. Plus précisément, le cabinet tricolore a été recruté par le gouvernement pour superviser l’exécution du Projet d’accroissement de l’accès à l’énergie au Tchad (Paaet). Un projet financé à hauteur de 295 millions de dollars (environ 180,7 milliards de Fcfa) par la Banque mondiale pour renforcer l’accès à l’électricité à N’Djaména, capitale tchadienne.
Sur ce chantier, Ginger Sofreco, spécialiste des commandes publiques depuis 1976, sera le maître d’œuvre pour un contrat de 5 ans signé pour un montant de 4 millions d’euros (environ 2,66 milliards de Fcfa) avec les équipes du ministre tchadien de l’Énergie, Ndougonna Mbakasse Riradjim. Il sera donc question pour l’entreprise de constituer une cellule au sein de ce département ministériel afin d’assurer pleinement son rôle pour la mise en œuvre du Paaet dont l’enjeu est de relever le taux d’électrification à 30 % à l’horizon 2027 en optimisant l’accès à l’électricité dans la capitale, mais également dans 12 villes de l’intérieur du Tchad et en mettant un accent particulier sur les solutions renouvelables, en particulier le solaire.
L’entreprise dirigée par Gilles Dubuisson était en course avec l’Allemand Intec Gopa, le consortium guinéen IRAF-MRV et le canadien SDI INC qui convoitaient également ce marché qui bénéficiera à plus de 6 millions de personnes dans les zones rurales. Dans le pays de Toumaï, le taux de couverture de l’électricité est estimé à 6,4 % et pour tenter de résorber ce déficit qui paralyse l’ensemble de l’économie tchadienne plusieurs opérations sont mises en marche notamment le Projet d’Interconnexion des réseaux électriques Cameroun-Tchad (Pirect). Ce projet dont la mise en exécution tient jusqu’en 2030 est également financé dans sa partie Tchad par la Banque mondiale mais également l’Union européenne et la Banque africaine de développement pour une enveloppe globale de 147 millions d’euros, soit 96,425 milliards de Fcfa.
Ce projet vise l’extension et la réhabilitation du réseau électrique de N’Djamena et la protection des revenus de la Société Nationale d’Électricité et bénéficiera à 540 000 personnes à travers l’installation de 100 000 compteurs et l’électrification de 69 localités. A terme, le taux de perte d’énergie devra être réduit à 15% contre 36% actuellement dans le pays.

