Au deuxième trimestre 2026, le Produit intérieur brut (PIB) réel du Tchad a progressé à 4,1 % pour atteindre 2 609,5 milliards FCFA, en légère hausse de 0,9 point par rapport à la même période de 2025 (3,2 %). Selon l'Institut national de la statistique, des études économiques et démographiques (INSEED), cette embellie est principalement tirée par le secteur primaire, dont la valeur ajoutée augmente de 5,1 %. « Cette évolution est expliquée par la bonne tenue de l'élevage (+6,8 %), de l'agriculture vivrière (+8,2 %) ainsi que de la sylviculture et exploitation forestière (+4,0 %). Cependant, la pêche a reculé de 11,2 % sous l'effet de la baisse des quantités produites », souligne l'institut statistique de N'Djamena.
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Le primaire pèse 1 035 milliards FCFA, dominé par l'élevage et la chasse (605,1 milliards FCFA) et par l'agriculture vivrière (275,7 milliards FCFA), qui représentent à elles deux environ 85 % du secteur. Le tertiaire suit la même dynamique, avec une valeur ajoutée réelle en hausse de 4,1 % sur un an. Elle s'explique par l'information et la communication (+13,8 %), le commerce (+5,1 %), les services spécialisés et de bureau (+4,4 %), les services immobiliers (+4,0 %), l'hébergement et la restauration (+3,2 %), les services financiers (+2,6 %) et l'administration publique, l'éducation et la santé (+2,6 %). Seuls les transports restent quasi stables (+0,6 %).
Le secondaire progresse également de 2,3 %, à 647 milliards FCFA. Il est porté par la construction (+16,1 %), l'industrie agroalimentaire (+4 %), les autres industries manufacturières (+3,8 %), l'électricité (+4,2 %), l'eau et l'assainissement (+4,1 %) et la fabrication de matériaux minéraux (+135,8 %). L’évolution est quelque peu freinée par les activités extractives qui se contractent de 2 %.
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Ces chiffres de mi-parcours de l'exercice 2026 semblent déjà convenir avec les prévisions des institutions internationales. En avril dernier, le Fonds monétaire international (FMI) tablait sur une croissance de 5,2 % pour le Tchad. Ce rythme serait en repli de 0,4 point par rapport à 2025, mais il resterait le meilleur des six pays de la CEMAC. Le Cameroun, moteur économique de la zone, devrait afficher 3,3 % selon l'institution de Bretton Woods.












