Chaque année, depuis 2018, le journal EcoMatin, référence de la presse économique et financière en Afrique centrale, distingue un acteur dont les efforts et l’engagement auront positivement et significativement impacté l’activité dans son secteur au Cameroun et dans la sous-région Cemac. Le jury ad hoc a, pour cette édition, jeté son dévolu, après délibération, sur le directeur général de la Caisse nationale de prévoyance sociale (CNPS) du Cameroun. Les jurés se sont ainsi appuyés sur une batterie d’indicateurs de performance qui ont fortement milité en faveur de la désignation d’Alain Noël Olivier Mekulu Mvondo Akame pour l’ensemble de son œuvre à la tête de ce fonds de pension public.
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Entre autres actions, il y a le train de réformes conduit pour l’amélioration du recouvrement des cotisations sociales et les investissements consentis en vue de garantir un équilibre financier à cette institution qui a reçu des félicitations et la reconnaissance de ses pairs du monde entier lors de divers évènements.
Parmi ces actions et réformes, l’on peut, sans être exhaustif, citer entre autres le succès des opérations de recouvrement des cotisations sociale et du programme de conformité ; la réussite du Programme de reconnaissance de l’Association internationale de sécurité sociale (AISS) portant sur les lignes directrices en matière de bonne gouvernance ; l’adoption des bonnes pratiques managériales qui ont valu à la CNPS la reconnaissance de l’AISS sur plusieurs années ; la réforme de l’archivage numérique ; l’exécution réussie de la mise en œuvre du plan stratégique 2018-2022 dont l’un des points saillants est l’optimisation des investissements de l’entreprise ; la transformation financière de la CNPS ; la gestion dynamique et innovante des ressources ; la modernisation et l’autonomie financière de l’institution.
Un chapelet de réformes
La portée historique de ces actions et leur impact positif sur le système de sécurité sociale camerounais ont amené l’instance faîtière de la sécurité sociale pairs du monde entier, à décerner des reconnaissances au directeur général de ce fonds de pension pour la conduite et la conclusion réussies de diverses réformes. Cet ensemble de lauriers récoltés ici et là n’aurait pas été possible si le DG n’avait pas initié, des années plus tôt, la mise sur pied d’une série d’outils permettant de doter la communauté des assurés sociaux d’une institution souvent citée en exemple au sein de l’AISS.
Parmi ces outils et instruments qui ont pour but de garantir l’accessibilité et la fiabilité des informations mises en ligne, et de lutter à grande échelle contre la fraude à laquelle se livre une frange des employeurs, il y a eu le réaménagement des procédures de collecte des recettes de sécurité sociale et le chantier de la numérisation des activités. Cette numérisation du système de recouvrement, au fil des ans, a permis de disposer d’une meilleure collecte des créances de cotisations sociales grâce à l’élargissement de l’assiette des assujettis, et la facilitation des opérations de paiement des cotisations sociales.
Quatre réformes qui ont aussi entraîné le renforcement des contrôles et la conclusion des partenariats avec d’autres administrations financières du pays afin de sécuriser la niche des ressources issues de la sécurité sociale. Mais au-delà, il y a surtout eu la consécration de la supériorité de la créance de cotisation sociale par rapport aux autres créances de l’État. Une réforme adoptée par décret en 2015 pour pallier les situations pouvant priver les assurés sociaux de leurs moyens de subsistance en cas de faillite de leurs employeurs. Aussi, après élaboration par le Dg de la CNPS, l’Etat a-t-il pris des dispositions afin de garantir le règlement immédiat et intégral des créances de cotisations sociales dues à la CNPS par les employeurs. Le décret de 2015 qui est venu déclasser les créances fiscales et douanières au 5ème rang en remplacement des créances sur cotisations sociales, prévoit que celles-ci, lorsqu’elles sont dues au titre d’une période donnée ou à concurrence d’une autre créance prévue par la réglementation en vigueur, doivent être traitées en tant que dette privilégiée en cas de faillite ou de liquidation judiciaire de l’entreprise.
A la suite de cette nouvelle classification, la CNPS a procédé à un réajustement des paramètres de financement. Un chantier qui a conduit à l’augmentation des taux de cotisations sociales grâce au décret du 15 février 2016 fixant les taux des cotisations et les plafonds cotisables, passant ainsi de 7% à 8,4%. Alain Noël Olivier Mekulu Mvondo Akame, convient-il de rappeler, a ainsi fait passer la part salariale de ces cotisations de 2,8% de la base cotisable pour la pension vieillesse, à 4,2%, soit au même niveau que les patrons. Sous la férule du DG, les plafonds des bases cotisables CNPS ont connu une revalorisation, passant ainsi de 300 000 F CFA à 750 000 FCFA.
Un ensemble de résultats obtenus dans un contexte d’âpre adversité, de contraintes et de contrariétés managériales stratégiques, qui n’ont pas endormi le DG sur ses lauriers. C’est ainsi que fort de ces réformes, il lance le plan stratégique 2018-2022, dont les effets en termes de retour sur investissement, seront bénéfiques à l’entreprise. Les ressources ainsi générées par cette ambition, permettront d’enclencher la démarche du rachat du concessionnaire du service public de l’électricité Eneo. Mais bien avant cela, la CNPS a redonné un nouveau visage à l’immeuble ministériel N°1, autrefois sinistrement appelé immeuble de la mort. La reprise de cet édifice public fait partie d’un vaste programme d’investissement qui a conduit à l’érection d’immeubles à usages locatif pour habitation et bureaux.
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Grâce aux placements du produit de ses activités, le fonds de pension de l’Etat est devenu, sous son actuel manager, l’entreprise publique la plus liquide avec la conclusion imminente de la constitution d’un fonds de réserve de 1000 milliards de FCFA. Ce qui peut aisément amener à projeter la construction au Cameroun de l’une des plus grandes formations hospitalières ultramodernes d’Afrique. Un projet qui coûtera la somme de 350 milliards d FCFA à l’établissement public.
Toutes ces réformes, actions ainsi que ces vastes chantiers, sont adossés à une charte des valeurs. Celle-ci place la couverture, la cohésion, les normes, la notoriété, la performance, la participation, le service et la solidarité. Pour ce qui est de la couverture sociale, totale et complète des travailleurs camerounais, elle est placée au centre de la responsabilité de l’entreprise. La cohésion est déclinée comme un axe fédérateur d’intégration des idées et de partage autour d’un objectif et d’un projet communs. Les normes sont quant à elles au centre des lignes directrices pour hisser l’organisme au niveau des standards internationaux de sécurité sociale. S’agissant de la notoriété, elle apparaît comme le gage de l’action visant à préserver et améliorer la réputation de l’organisme et à maintenir le label d’excellence dans la qualité du service.
La performance se trouve au cœur de la quête permanente du résultat, de l’efficacité, de l’efficience et de l’économie dans toutes les activités. La participation et la détermination sont adossés à l’atteinte par tous des objectifs collectifs. Dans cette charte de valeurs, il est aussi question d’offrir un service de qualité pour la satisfaction des assurés sociaux ; et, enfin, la solidarité agissante de tous pour la préservation des intérêts organisationnels doit primer sur tout afin d’assurer et garantir la survie de l’entreprise quelle que soit la conjoncture.

