La Banque des États de l'Afrique centrale (BEAC) a choisi le cabinet français Horus Development Finance pour former les agents de la Bourse des valeurs mobilières de l'Afrique centrale (BVMAC), basée à Douala. Selon une note d'attribution publiée le 23 octobre 2026 et consultée par EcoMatin, le cabinet parisien a remporté un contrat de 97 463,97 dollars hors taxes, soit environ 55 millions de FCFA, au terme d'une consultation ayant réuni huit candidats. Il a notamment devancé Forvis Mazars Cameroun, également en lice pour ce marché financé avec l'appui de la Banque africaine de développement (BAD).
La compétition a été relativement serrée entre les deux premiers candidats. Horus Development Finance a obtenu une note globale de 96 points, contre 90,2 pour Forvis Mazars Cameroun, soit un écart de 5,8 points. Le groupement camerounais HETIQ Finance–GEDUQUE SA (ESSFAR) complète le trio des candidats qualifiés avec 77,4 points. Les trois autres cabinets ou groupements évalués n'ont pas atteint le seuil de qualification : Bekolo & Partners/Africa Learning/G&M Finance, avec 69,8 points, l'espagnol Aninver Development Partners (31,3 points) et le marocain CIDE Maroc (26,8 points). Deux consultants individuels camerounais ont, pour leur part, été déclarés non éligibles.
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Fondé en 1991, Horus Development Finance est spécialisé dans le conseil aux institutions financières, particulièrement dans les pays en développement. Le cabinet intervient dans l'inclusion financière, le financement des petites et moyennes entreprises, la finance agricole et les services financiers numériques. Il accompagne également des institutions publiques et privées dans le renforcement de leurs compétences et la conception de programmes de formation. Selon sa présentation institutionnelle, l'entreprise emploie entre 11 et 50 personnes.
À Douala, sa mission consistera à concevoir des programmes de formation couvrant les différents métiers du marché boursier et de la finance. Le contrat prévoit notamment l'élaboration de modules théoriques et pratiques, la préparation de manuels pédagogiques, la définition des profils des formateurs et l'accompagnement des équipes de la BVMAC. Les formations doivent se dérouler dans les locaux de la Bourse régionale, avec un suivi à distance permettant d'adapter les contenus aux difficultés rencontrées par les agents.
Le marché, dont le démarrage est prévu en octobre 2026, doit être exécuté en quatre mois. Son projet de contrat négocié avait reçu l'approbation de la banque chargée du financement le 31 juillet dernier. L'opération relève du Projet d'appui au marché financier unifié d'Afrique centrale (PAMFUAC), mis en œuvre par l'Unité de gestion des réformes des institutions financières de la CEMAC (UGRIF), logée à la BEAC. Son financement provient d'un don mobilisé auprès de la BAD, à travers le Fonds d'aide au secteur privé africain (FAPA).
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Le recours à une expertise extérieure intervient alors que la BVMAC peine encore à développer les échanges sur son compartiment actions. En 2025, la place financière régionale n'a enregistré que 594 transactions sur les titres de capital, pour une valeur cumulée de 740 millions de FCFA. Son ratio de liquidité, qui mesure la proportion des titres effectivement échangés, s'est établi à 1,59 %, contre 1,05 % un an plus tôt.











