elite_capital-15-09-2026
Breaking News
Chargement des breaking news...
Breaking News
Chargement des breaking news...
App Logo
Magazine
    Bientôt disponible...
Je m'abonne
App Logo
MagazineJe m'abonne
Je m'abonne
Politiques PubliquesEecomembre

Zones économiquement sinistrées : les investisseurs peu enthousiastes un an après

La persistance du climat d’insécurité dans les régions du Nord-Ouest, Sud-Ouest et Extrême-Nord développe la réticence des investisseurs, malgré les mesures d’incitations du gouvernement.

Publiée mercredi 16 septembre 2020 à 15:03:02Modifiée mardi 14 décembre 2021 à 18:20:28Temps de lecture 4 minPar EcoMatin

Bamenda 1
Bamenda, la terreur plane toujours

Septembre 2019-septembre 2020. Cela fait un an que le Premier ministre Dion Ngute a défiscalisé les régions du Nord-Ouest, Sud-Ouest et Extrême-Nord pour attirer les investissements. Depuis cette période, tout investisseur qui démarre une activité dans ces « zones économiquement sinistrées » (ZES), s’en trouve exempté du paiement de la contribution des patentes, la taxe sur la valeur ajoutée sur les acquisitions de biens et services, les droits d’enregistrement sur les mutations immobilières et la taxe sur la propriété foncière sur les immeubles affectés au projet, pendant trois ans. Et pour cause, ces parties du pays sont en proie à de graves problèmes sécuritaires depuis au moins trois ans, avec des répercussions sur le tissu économique. A travers cette mesure, l’Etat du Cameroun entendait offrir des incitations diverses aux entreprises désireuses de s’installer dans ces zones touchées par l’insécurité.

Lire aussi : Le Feicom allège de 10% la dette des communes

Faible engouement

Ces mesures incitatives peinent pourtant à convaincre les hommes d’affaires. Le Groupement inter patronal du Cameroun (Gicam) a formulé des réserves à l’endroit du gouvernement, appelant à des clarifications sur le régime des zones économiquement sinistrées. Notamment sur des questions relatives au pourcentage minimal d’utilisation de la matière première ; aux modalités de délivrance de l’agrément préalables pour bénéficier desdites incitations, des avantages en matière douanières, le seuil d’investissement dans la définition du plafond du crédit d’impôt dont peuvent bénéficier les investissements de reconstitution, entre autres. A ce jour, aucune entreprise n’a encore entrepris des démarches pour bénéficier des incitations gouvernementales, a appris EcoMatin de sources avisées. Elles redoutent l’impact des conflits permanents sur leurs fonctionnements.

A cela, s’ajoute les effets négatifs de la crise de la Covid-19 sur les structures qui a contraint les chefs d’entreprises à revoir leurs stratégies de développement. Les affrontements entre bandes armées séparatistes et forces de défense camerounaises sont devenues quasi quotidiennes dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest depuis le 01er octobre 2017, date à laquelle les partisans de la sécession avaient symboliquement déclaré l’indépendance du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.

Lire aussi : Climat des affaires : 10% des entreprises attirées par les zones économiquement sinistrées

Odeurs d’insécurité

Les affrontements entre bandes armées séparatistes et forces de défense camerounaises sont devenues quasi quotidiennes dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest depuis le 01er octobre 2017, date à laquelle les partisans de la sécession avaient symboliquement déclaré l’indépendance du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.

Dans un rapport paru en juillet 2018, le Gicam estimait déjà le manque à gagner à près de 270 milliards de francs CFA (environ 412 millions d’euros). Les pertes enregistrées dans le secteur des télécommunications se chiffrent pour leur part à plus de 100 millions de Francs CFA. Sur place, l’activité brassicole a elle aussi connu d’importants dégâts avec des pertes estimées à 40 milliards de Francs CFA en 2017. Outre l’incendie de camions de transport, les exactions des bandes armées ont conduit à des perturbations des circuits de distribution, empêchant de fait la disponibilité des produits dans les zones reculées.

L’agriculture reste le secteur le plus touché par la situation d’insécurité qui sévit dans les régions anglophones. Les effets se manifestent par la baisse des activités, à défaut de leur arrêt. Notamment dans les filières bananes, hévéa et huile de palme et thé. Lesquelles ont enregistré des manques à gagner de plus de 216 milliards de Francs CFA.

Avec une population autrefois estimée à 3,5 millions d’habitants, soit 16 % de la population camerounaise, les deux régions contribuaient encore pour 16,3 % au PIB en 2015. Les taux d’exécution du PIB ont connu une forte baisse courant 2019. Passant à 4% dans le Nord-Ouest et 8% dans le Sud-Ouest au premier trimestre.

Lire aussi : Crise sécuritaire : malgré les tensions, l’Etat veut attirer les investisseurs dans les régions sinistrées

Cet article est réservé aux abonnés.

Cet article nécessite un abonnement EcoMembre pour y accéder.

Contactez le service client
  • Accueil
  • Politiques Publiques
  • Zones économiquement sinistrées : les investisseurs peu enthousiastes un an après
Sud-OuestNord-ouestExtrême-NordZESArchive
Recevez notre briefing économique et financier tous les jours avant 10 heures.

En vous inscrivant à la newsletter, vous acceptez de recevoir nos communications. Vous pouvez vous désabonner à tout moment.

Dans la même catégorie

GabonPolitiques PubliquesGabon : malgré l'audit du gouvernement, la Banque mondiale prévoit une dette à 80 % du PIB à fin 2026Alors que le gouvernement gabonais vient de publier les résultats d'un audit qui ramène l'endettement du pays sous le seuil communautaire de 70 % du PIB, la Banque mondiale révise à la hausse ses prévisions pour cet indicateur. il y a 21 heures0505-16334-l-eurobond-du-cameroun-fait-courir-les-investisseurs-sur-le-marche-international-de-la-dette_LPolitiques PubliquesLe Cameroun veut lever 300 millions USD supplémentaires sur son Eurobond 2033Le Cameroun sollicite à nouveau les investisseurs internationaux moins de neuf mois après son émission de 850 millions de dollars. L’opération doit notamment financer les priorités budgétaires et poursuivre l’apurement des arriérés de l’État.il y a 1 jourLe chef de l'Etat Paul Biya et le ministre des Finances du Cameroun, Louis Paul MotazePolitiques PubliquesTransparence budgétaire : le Cameroun gagne 8 points et se hisse au 2e rang en Afrique subsaharienneYaoundé gagne huit points en deux ans et prend la deuxième place en Afrique subsaharienne en matière de transparence budgétaire. Une avancée portée notamment par la publication du rapport d’audit de la Chambre des comptes.​il y a 1 jourEpremiumGABON-COUPPolitiques PubliquesGabon : les divergences sur les chiffres de la dette inquiètent les investisseursLe Gabon aborde sa prochaine sortie sur les marchés internationaux sous pression. Les interrogations sur le niveau réel de sa dette ont contribué à propulser le rendement de ses obligations en dollars jusqu’à 13,1 %, alors que le pays cherche à lever 580 millions de dollars.il y a 1 jourJaime2Politiques PubliquesTitres publics : le Cameroun veut emprunter 125 milliards FCFA sur des BTA de 13 et 26 semainesEn quête de 125 milliards de FCFA ce 5 octobre, le Trésor camerounais revient sur le marché de la BEAC pour rebondir après des émissions récentes aux résultats mitigés.il y a 5 joursWhatsApp Image 2026-09-07 at 18.10.03 (1)Politiques PubliquesGuinée Equatoriale : la chute des recettes publiques met le budget 2026 sous pressionSix mois après le début de l'exercice, seuls 39,2 % des recettes prévues sont rentrés dans les caisses de Malabo. Le pétrole, dont les revenus ont chuté de 42,6 %, est la principale cause malgré une envolée du prix sur le marché international. il y a 5 jours

Articles similaires

Photo de groupe des délégations lors de la visite au Baptist Hospital MutengeneConjonctureCameroun : BGFIBank Cameroun met le financement bancaire au service de la modernisation des hôpitauxBGFIBank Cameroun en partenariat avec Gima-Bambot MedTech Ltd. (GBMT) soutient la transformation et la modernisation du plateau technique des établissements hospitaliers au Cameroun. Sur la liste Des bénéficiaires, Hospital Mutengene (BHM), dans la région du Sud-Ouest.il y a 1 semaine
Actuellement en kiosque

Les plus lus

1Banques et Microfinances : la COBAC prononce 93 sanctions et écarte 11 dirigeantsil y a 2 jours2Banques : Afriland constitue son nouvel état-major pour la conquête de l’Afrique centraleil y a 5 jours3Pétrole : pourquoi un baril rapporte 31 dollars au Gabon contre 90 dollars au Camerounil y a 6 jours4Boissons du Cameroun : les actionnaires valident la fusion-absorption de Guinness Cameroonil y a 2 jours5Cameroun : l’actionnaire majoritaire de Camrail cumule 300 millions FCFA de pertes depuis 2019il y a 5 jours6Cameroun : Perenco prépare le retrait de son unité flottante d’Eboméil y a 2 jours7Cameroun : le retour inattendu de Viettel Global dans la bataille pour Nexttelil y a 6 jours8Port de Kribi : le poisson congelé devient le 2e produit importé, porté par Congelcamil y a 2 jours9Tchad : les demandes d’e-Visa bondissent de moins de 10 à plus de 100 par jouril y a 5 jours10Port de Kribi : l’explosion du trafic commence à « saturer » le terminal à conteneursil y a 2 jours
📧

Newsletter EcoMatin

Recevez notre briefing économique quotidien directement dans votre boîte mail

Analyses exclusives • Décisions économiques • Afrique centrale

App Logo
Je m'abonne
MarchéCotationBoursesFondsMatières premièresConvertisseur
AbonnementsMon compteMes abonnementsNewslettersArticles achetés
ServicesConditions généralesPolitique de confidentialitéPolitique en matière de cookiesContact & Suggestions
La rédactionQui sommes-nous?Nous rejoindreNotre équipeLettre du DP
Recevez notre briefing économique et financier tous les jours avant 10 heures.

En vous inscrivant à la newsletter, vous acceptez de recevoir nos communications. Vous pouvez vous désabonner à tout moment.

EcoMatin SRL : BE1003.413.035

Avenue Louise 523, 1050 Ixelles

© Copyright EcoMatin 2026. Tous droits reservés.