La Société financière internationale (SFI) examine une demande de financement de 230 millions $ (environ 150,7 milliards FCFA) formulée par le groupe industriel panafricain Arise Integrated Industrial Platforms (Arise IIP). Selon une note publiée le 27 août, l’investissement prendrait la forme de prêts directs, incluant une tranche subordonnée via le guichet privé de l’IDA (Banque mondiale). L’objectif est de finaliser le développement de la Plateforme industrielle d’Adétikope (PIA) au Togo et de la Zone économique spéciale de Glo-Djigbé (GDIZ) au Bénin.
Ces ZES, créées en partenariat avec les États hôtes, offrent un cadre fiscal et réglementaire incitatif afin d’attirer investisseurs et industriels, en particulier dans les chaînes de valeur agricoles et manufacturières. Les fonds sollicités serviront à financer les infrastructures de base (terrains viabilisés, voiries, éclairage, raccordements électriques). Les entreprises locataires y construisent ensuite leurs propres unités de production.
Lire aussi : La BAD injecte 100 millions $ dans le plan d’expansion d’Arise IIP en Afrique
Bien qu’encore en phase de développement, les deux zones sont déjà opérationnelles. La PIA, lancée en 2021, couvre 130 hectares près de Lomé et accueille une vingtaine d’entreprises générant plus de 15 200 emplois. La GDIZ, installée sur 407 hectares à 45 km de Cotonou, héberge 14 unités industrielles et 36 investisseurs, pour plus de 14 000 emplois directs et 12 millions de yards de textiles exportés en 2024.
Un plan de financement continental
Cette opération s’inscrit dans le plan d’expansion d’Arise IIP, estimé à 300 millions $. Le groupe, dirigé par Gagan Gupta, a déjà levé 100 millions $ auprès de la BAD en mai 2025 pour lancer quatre nouvelles zones industrielles (RDC, Tchad, Côte d’Ivoire, Nigéria), ainsi que 31,5 millions $ auprès d’Afreximbank en mars.
À terme, Arise prévoit de développer un réseau de ZES capable d’accueillir 230 entreprises, de générer 32 000 emplois et d’attirer 1,7 milliard $ d’investissements (environ 1 000 milliards FCFA). Selon Arvind Arora, directeur de la trésorerie du groupe, les exportations issues de ces zones pourraient atteindre 5 milliards $, dont 3,4 milliards en biens et services locaux. « L’objectif est de booster le commerce intra-africain, faciliter les exportations et combler un déficit de 100 milliards $ en infrastructures, crucial pour améliorer la compétitivité du continent », a-t-il déclaré.

