Le 15 septembre dernier, le groupe Danone, via sa filiale Blédina, a procédé à un rappel d’une gamme de produits destinés aux nourrissons et jeunes enfants, après la détection d’aflatoxine, une substance pouvant être cancérigène. Après le Gabon, le Cameroun, c’est au tour du Tchad d’émettre des mesures de retrait des produits Blédine sur leur territoire. Dans un communiqué rendu public le 04 octobre dernier, le gouvernement tchadien a ordonné le retrait préventif des produits blédine de tous les circuits de commercialisation après détection d’un lot concerné par mesure de retrait. « Des vérifications effectuées par les services compétents de l’Etat ont permis d’établir la présence du lot concerné par la mesure de retrait sur le marché national. En guise des mesures préventives, il est ordonné le retrait immédiat de ces produits de tous les circuits de commercialisation jusqu’à nouvel ordre », indique le communiqué. Les produits visés incluent Blédine céréales saveur biscuit 400 g avec date limite de consommation en septembre 2026, Blédine saveur biscuitée et lait 250 g dont la DDM s’étend jusqu’en mars 2027, ainsi que Blédine miel et lait ou banane et lait 250 g, également avec DDM en mars 2027.
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Depuis le 15 septembre dernier, l’alerte lancée par l’entreprise française Danone a rapidement suscité l’inquiétude dans plusieurs pays africains où elle exporte ses produits. Le 26 septembre dernier le Cameroun avait également annoncé le retrait de ces produits bien que leur présence sur le territoire n’avait pas été prouvée. Et quelques jours avant, l’agence gabonaise de sécurité alimentaire (AGASA) avait appelé les consommateurs à une vigilance accrue concernant les céréales rappelées par le groupe français Danone. Bien que les produits sanctionnés contiennent de l’aflatoxine, une substance pouvant être provoquer certains cancers, les fabricants précisent que ces rappels ont été décidés par principe de précaution, en raison d’une non-conformité à une valeur réglementaire, et que la consommation normale de ces produits ne présente aucun danger immédiat pour la santé des enfants.
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Laurent Onguene

