Du 2 au 5 juillet se sont tenus les travaux de la Conférence internationale de Brazzaville sur l’afforestation et le reboisement des forêts du Bassin du Congo. En marge de ces travaux, le 3 juillet dernier les ministres en charges des Forêts de la Cemac, les gouverneurs en charge des portefeuilles à la Banque mondiale, la Commission de la Cemac ont eu une séance de travail avec une délégation de la Banque mondiale.
La réunion présidée co-présidée par Dr Charles Assamba Ongodo, vice-président de la Commission de la Cemac et Cheick Fantamady Kanté, Directeur des Opérations pour le Cameroun, le Congo, le Gabon, la République Centrafricaine et la Guinée Equatoriale, visait à présenter le nouveau programme défi mondiale pour les forêts, le développement, le climat et la biodiversité (GCP-F) avec une approche programmatique multi-phase. Ledit programme vise à améliorer les opportunités économiques grâce à la gestion durable des forêts et aux chaînes de valeur forestière inclusives dans les pays forestiers du Bassin du Congo. L’intérêt pour le Bassin du Congo n’est pas anodin : c’est le deuxième couvert forestier au monde et il faut le protégé à tout prix.
Pour donc mettre en œuvre le train de ce projet qui devrait être coordonné par la Commission de la Cemac à l’échelle régional, plusieurs résolutions ont été adoptées. D’une part sur le plan financier, il a été convenu de la possibilité de mobiliser une enveloppe de 1,07 milliard de dollars, soit 648,4 milliards de Fcfa pour l’ensemble du programme. Cette mobilisation financière serait aussi étendue auprès du guichet IDA et d’autres fonds de la Banque mondiale (MIGA, IFC) pour compléter les budgets nationaux. Sur le plan pratique et technique il a été adopté l’adhésion des ministres des Etats du Bassin du Congo au Plan du programme MPA avec un échelonnement basé sur l’état de préparation et la disponibilité de l’IDA dont l’approbation est prévue pour juillet 2025 ; la nécessité pour le ministre sectoriel en charge des forêts de chaque Etat membre de faire des arbitrages avec le ministre gouverneur du portefeuille de la Banque mondiale du pays concerné, en vue de convenir ensemble du budget alloué audit programme, etc.
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La première pierre de mise en œuvre du projet étant déjà posée, les échanges devront se poursuivre entre les différents partis concernés jusqu’à son adoption final par la Banque mondiale. « Il a été arrêté de commun accord que les engagements de chaque Etat membre et leurs notes conception seront examinés par les ministres sectoriels en charge des forêts et l’équipe de la Banque mondiale, en marge des Assemblées annuelles prévues à partir du 30 octobre 2024 à Washington D.C.», précise les services de la Commission de la Cemac.
Indiquons au passage que la Conférence internationale de Brazzaville sur l’afforestation et le reboisement des forêts du Bassin du Congo, tenue en début de mois lance la décennie mondiale d’afforestation et de reboisement, une initiative du chef de l’État congolais, Denis Sassou Nguesso, prise lors de la COP 27 qui s’est tenue en 2023 en Égypte.

