Le ministre de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire, Alamine Ousmane Mey, a signé le 17 juin à Vienne, en Autriche, un accord de prêt de 25 millions de dollars, soit environ 15 milliards FCFA, avec le Fonds OPEP pour le développement international (OFID), destiné au financement partiel du Projet de développement de la chaîne de valeur du riz (PDCVR) au Cameroun. C’était en marge du Forum sur le développement de cette structure organisé cette année sous le thème : « stimuler la résilience et l’équité ». Lancé en 2022, ce Forum de développement du Fonds de l’OPEP est une rencontre internationale de dialogue et d’action dans l’esprit de la coopération Sud-Sud. C’est une plateforme de partage permettant aux décideurs politiques, représentants d'institutions internationales, investisseurs et leaders d'opinion d’exprimer leurs préoccupations, leur visibilité et leur soutien.
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Ce financement au profit du Cameroun est censé permettre au PDCVR de renforcer la productivité et la production du riz, dans la dynamique de promotion de la politique d’import-substitution qui vise à réduire la dépendance du pays vis-à-vis des importations de denrées de grande consommation. En 2024, les dépenses d'importations de riz du Cameroun ont bondi de 59% à 320 milliards Fcfa ; un chiffre qui représente un record sur les sept dernières années et le double des 160 milliards Fcfa dépensés en 2020.
Le Cameroun poursuit l’ambition de produire 460.000 tonnes de riz à l’horizon 2027. Cet objectif contenu dans le Document de programmation économique et budgétaire à moyen terme 2025-2027, impose au pays de tripler sa production chiffrée à 140 710 tonnes en 2024. Cette stratégie élaborée en mai 2023 et qui vise l’autosuffisance en riz du Cameroun est dotée d’un budget global de 385 milliards Fcfa. Atteindre cette cible à l’horizon souhaité ne permettrait toutefois pas au pays de satisfaire sa demande en riz blanc, qui se rapproche de 650.000 tonnes/an.

