Cette recommandation est contenue dans le rapport sanctionnant les 7èmes revues des accords sur la Facilité élargie de crédit et le Mécanisme élargi de crédit du Cameroun, ainsi que la deuxième revue de la Facilité pour la résilience et la durabilité de mars 2025.
Alors que les parties prenantes au groupe de travail mis en place par la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC), attendent d’être fixées par le comité ministériel de l’Union monétaire d’Afrique centrale au cours de ce mois de mai sur la supervision ou non des activités des caisses de dépôts en zone CEMAC, le Fonds monétaire international (FMI), fait une déclaration sur le destin des avoirs inactifs logés dans les banques.
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Concernant spécifiquement la gestion des avoirs inactifs, le FMI demande à la Commission bancaire d’Afrique centrale, le régulateur du marché bancaire de la sous-région, de fournir, « en collaboration avec les banques, au ministère des Finances et à la Caisse des Dépôts et Consignations, les informations requises sur le solde total des comptes classés comme inactifs et les implications du transfert de ces soldes sur le fonctionnement des banques ».
Cette recommandation, contenue dans le rapport sanctionnant les 7èmes revues des accords sur la Facilité élargie de crédit et le Mécanisme élargi de crédit du Cameroun, ainsi que la deuxième revue de la Facilité pour la résilience et la durabilité de mars 2025, constitue une nouveauté dans le feuilleton sur la prééminence en matière de gestion des avoirs en déshérence, dévolue à la Caisse des dépôts et consignations (CDEC), et que la Cobac lui conteste. L’institution de Bretton Woods, en sa 38ème recommandation, indique qu’elle a « défini les termes de référence de la Caisse des Dépôts et Consignations (CDEC), et « travaille à son opérationnalisation ».
Le FMI, qui semble au faîte de l’activité gouvernementale sur le transfert des fonds en déshérence et des avoirs inactifs réclamés par la Caisse des dépôts et consignations du Cameroun, fait également savoir que « le gouvernement camerounais poursuit son dialogue avec les représentants du secteur financier, la BEAC et la COBAC sur le transfert envisagé de fonds et de titres à la CDEC, tout en veillant à répondre aux préoccupations concernant les risques pour la stabilité financière et les intérêts des déposants. »
Cette recommandation, et bien d’autres, devait faire l’objet d’un rapport transmis dans les services du FMI avant fin mars 2025. Toutefois, pour ce qui est des activités bancaires résiduelles que pourrait exercer la CDEC, directement ou par l'intermédiaire de filiales, un appel d’offres a été lancé et une short-list de trois entreprises retenues pour conduire l’étude devant conduire à la mise en place de sa filiale bancaire.
L’on se souvient que dans un rapport publié le 22 juillet 2024, le Fonds monétaire International (FMI) prenait position dans le bras de fer entre la Caisse de dépôts et consignations du Cameroun (CDEC) et le régulateur du secteur bancaire dans la zone CEMAC. « Les services du FMI ont souligné que la CDEC devrait être pleinement reconnue par la Cobac en tant qu'institution financière, sans bénéficier d'exemptions spécifiques en raison de son appartenance à l'État », indiquait le Fonds. Il ajoutait que « le mandat de la CDEC devrait être explicite à cet égard et figurer dans les textes d'application de la loi régissant les activités de la CDEC qui doit être adoptée par les autorités ».
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