La raison de la rencontre, la semaine dernière, entre la société Orange Cameroun et les responsables de l’Agence de régulation des Télécommunications (ART) était d’une très grande importance, au regard de la qualité des personnalités, qui ont fait le déplace de Douala, le siège de Orange Cameroun : le Directeur général adjoint de l’ART, Zourmba Aboubakar, la Présidente du Conseil d’administration, Pr Justine Diffo Tchunkam ainsi que plusieurs membres du Conseil.
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Pour l’ART, il fallait aller évaluer sur place, dans le cadre d’une série de concertations stratégiques avec les maillons de la chaîne des communications électronique, les investissements et les projets annoncés par l’opérateur et leurs effets réels sur le service rendu aux abonnés. L’ART est partie de Yaoundé avec un constat avant vérification : la situation de la qualité de service nourrit un mécontentement croissant chez les usagers. L’Agence reconnaît cependant que « des efforts tangibles de la part de l’opérateur » mais elle les juge insuffisants. Elle attend des opérateurs qu’ils aillent plus loin pour garantir aux Camerounais des services fiables et une expérience utilisateur de qualité.
D’où l’importance de tout un atelier afin d’évaluer les perspectives de développement. Concrètement, l’ART a passé au scanner l’évolution financière des investissements d’Orange Cameroun, son bilan technique des actions menées pour étendre la couverture et améliorer la qualité d’expérience, les défis du déploiement des infrastructures, les enjeux sectoriels et perspectives de développement. Une Journée a même été consacrée à l’expérience client, notamment pour leurs attentes et des propositions concrètes d’Orange Cameroun. Il a aussi été question d’un examen critique et de l’adoption d’une feuille de route commune. La délégation de l’ART s’est aussi rendue au Data Center d’Orange Cameroun pour une vérification sur le terrain.
Résolutions
À l’issue des deux journées passées au cœur d’Orange Cameroun à Douala, l’ART dit attendre de l’opérateur des engagements précis, des priorités clairement définies et un calendrier d’exécution. Pour le régulateur, « la confiance des Camerounais dans leurs opérateurs se reconstruira à ce prix : celui de résultats visibles, mesurables et durables ». Il faut noter que le seul rôle du régulateur ne s’arrête pas aux sanctions. La sensibilisation devant en principe les précéder, l’Agence de régulation a instauré depuis près de quatre ans « instaurer avec l’ensemble des opérateurs un dialogue régulier et exigeant sur la qualité de service ».
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Des consultations permanentes sont organisées, avec « des engagements suivis dans la durée, afin d’obtenir une amélioration durable et non ponctuelle des indicateurs perçus par les abonnés », explique-t-on à l’ART. Bien avant cette descente sur le terrain, l’ART a organisé quatre concertations depuis le début de l’année. La première le 15 avril avec IHS Cameroon à Douala. La deuxième en juillet avec MTN Cameroon à Kribi, la troisième avec les Directeurs généraux de MTN Cameroon et d’Orange Cameroun le 2 septembre dernier pour parler des préoccupations majeures des populations. Notamment l’accès, le coût, la couverture, la qualité de service et la qualité d’expérience et la quatrième concertation a eu lieu avec Huawei Technologies Cameroon, à Yaoundé le 8 octobre 2026.












