Au Cameroun, le secteur ferroviaire a dégagé un chiffre d'affaires de 49,7 milliards de Fcfa (environ 76,4 millions USD) en 2023. Cette performance connait une hausse de 7,4 milliards de Fcfa par rapport à 2022 où il était de 42,2 milliards de Fcfa, soit une progression de 14,9% en glissement annuel. Selon le rapport gouvernemental sur la situation et les perspectives économiques, sociales, et financières produit à fin 2024, cette performance a été réalisée malgré des baisses sur les volumes transportés, notamment des hydrocarbures (-2,5%), des bois grumes (-38,2%), en lien avec la politique du Gouvernement visant à limiter leurs exportations (par exemple, par des taxes à l'exportation), ainsi que du coton (-36,6%) dont une partie est transportée par voie routière.
En revanche, le rapport attribue cette hausse du chiffre d'affaires à plusieurs. Notamment l'accroissement de 6,5% du tonnage des marchandises, le renchérissement du coût de transport des marchandises et l’augmentation de 17,1% du trafic voyageurs. De même, une meilleure gestion des coûts et une politique tarifaire plus agressive, ont également contribué à cette performance. Bien que les données détaillées sur les volumes de marchandises traitées ainsi que le nombre de passagers transportés au cours de cette période n’aient pas été dévoilées, il est utile de noter qu'en mars 2024, Camrail, exploitant du chemin de fer camerounais et filiale du groupe AGL, avait révélé avoir transporté 859 771 personnes en 2023 et traité environ 1 million de tonnes de marchandises. Ces volumes sont inférieurs aux 1,496 millions de tonnes en 2021 ou encore les 1,475 de l’année 2022.
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Pour atteindre ces performances, Camrail a investi dans l'acquisition de nouveaux wagons et a amélioré la qualité de ses services, ce qui a favorisé l'essor du secteur. Cependant, des défis persistent dans le trafic ferroviaire camerounais. La vétusté de certaines infrastructures, héritées de l'époque coloniale, entraîne des retards et des accidents, freinant le développement du secteur. De plus, la concurrence du transport routier, souvent moins couteux et plus flexible, reste vive.

