À fin 2024, les 75 établissements de microfinance (EMF) de deuxième catégorie actifs au Cameroun affichaient un encours de dépôts de 456 milliards de FCFA, contre 374 milliards de FCFA de crédits octroyés, selon les données du Comité national économique et financier (CNEF) consultées par EcoMatin.
La structure des dépôts est dominée à 74,2 % par les dépôts à vue (non rémunérés, mais offrant une grande liquidité), suivis des dépôts à régime spécial (14,8 %), des dépôts à terme (7,7 %) et d’autres comptes (3,4 %).
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Cinq institutions concentrent près de 40 % des dépôts collectés. Express Union Finance arrive en tête avec 42,1 milliards de FCFA, soit 9,24 % du total, devant First Trust (39,9 milliards ; 8,77 %), Community Credit Company (34,5 milliards), Advans (28,7 milliards) et CDS (28,1 milliards).
Côté crédits, les EMF privilégient largement le court terme, qui représente 61,3 % de l’encours. Les crédits à moyen terme totalisent 57,4 milliards FCFA (12,6 %), tandis que les crédits à long terme atteignent 119 milliards FCFA (26,1 %). First Trust reste le premier contributeur au financement de l’économie avec 38,7 milliards FCFA, soit 10,37 % du total, suivi par Advans (35,7 milliards ; 9,57 %), Acep (34,9 milliards), Community Credit Company (32,1 milliards) et CDS (26,9 milliards).
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Malgré ces chiffres en progression, le poids des microfinances demeure marginal comparé à celui des 19 banques commerciales, qui à la même date cumulent 8 351,6 milliards de FCFA de dépôts pour 6 060,2 milliards de crédits. Néanmoins, les EMF jouent un rôle essentiel dans l’inclusion financière, en touchant des populations souvent exclues du système bancaire classique en raison de revenus faibles ou d’activités informelles.
Pour mémoire, le Cameroun compte 378 établissements de microfinance, dont 301 de première catégorie, 75 de deuxième catégorie, et 2 de troisième catégorie.
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