Entre 2022 (année où le Cameroun a enregistré un record d’inflation de 6,3% ; une première depuis 1994) et 2025, le Cameroun a traversé une période de forte inflation générale cumulée, tirée par une flambée des prix des produits alimentaires. Ceux-ci ont ainsi progressé de 41,8 %, soit près du double des 23,3 % d'inflation globale enregistrée sur la même période, selon le rapport du Comité national économique et financier (CNEF) relatif à la monnaie, au crédit, au fonctionnement du système financier et à l'exercice de ses activités. Le document, consulté par EcoMatin, révèle que cette hausse a été principalement alimentée par les légumes (+12,5 %), les fruits (+8,6 %), les huiles et graisses (+6,2 %) ainsi que les poissons et fruits de mer (+4,1 %).
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Une telle évolution pèse lourdement sur le panier de la ménagère, notamment les ménages les plus vulnérables. Cette situation s'alimente de multiples facteurs : la hausse des coûts de production et des intrants agricoles, les goulets d'étranglement logistiques et de transport, sans oublier les répercussions des chocs climatiques et sécuritaires.
L'escalade des prix a véritablement pris corps en 2022. Selon l'Institut national de la statistique (INS), les prix alimentaires avaient déjà bondi de 12,9 %, portés par les huiles et graisses (+27 %), les pains et céréales (+16,3 %), les poissons et fruits de mer (+14,4 %), ainsi que les viandes (+12,2 %). La pression s'est ensuite poursuivie à un rythme un peu plus modéré : après un pic en 2023, les coûts ont progressé de 5,6 % en 2024, puis de 7 % en 2025, année où l'inflation globale a pourtant ralenti à 3,4 %.
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À titre de comparaison, la période 2013-2021 n'avait affiché qu'une inflation cumulée de 17,5 %, illustrant la relative modération observée par le passé.








