Dans un communiqué signé ce 23 février 2026, la ministre des Enseignements secondaires, Pauline Nalova Lyonga Egbe, a lancé un ultimatum aux personnels de son département ministériel en situation d’irrégularité. Au total, 3 442 enseignants disposent d’un délai de rigueur de 14 jours pour présenter les pièces justificatives de leurs positions administratives actuelles. Passé ce délai, elle prévient que « les intéressés seront purement et simplement radiés du fichier solde de l’État ».
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À en croire le membre du gouvernement, ces personnels ont été identifiés lors d’une opération de collecte de données auprès des aéroports du Cameroun par le ministère des Finances (Minfi), comme ayant effectué un voyage hors du pays ces dernières années. La liste de ces enseignants du secteur public est dominée par les professeurs des lycées et collèges d’enseignement général et technique. Ils sont suivis des instituteurs de l’enseignement technique et professionnel (IETP), ainsi que de quelques enseignants du primaire, assistants d’université et contractuels d’administration, entre autres.
Cette nouvelle injonction du gouvernement s’inscrit dans une série d’actions restées jusque-là sans grand effet. Le 27 janvier 2025, la ministre des Enseignements secondaires avait déjà sommé 1 226 enseignants portés disparus de justifier leur absence sous huitaine. Pourtant, le 19 décembre de la même année, le délégué régional des Enseignements secondaires de l’Ouest déplorait encore l’absence de 637 personnels dans les établissements techniques et généraux des huit départements de la région (Bamboutos, Hauts-Nkam, Hauts-Plateaux, Koung-Khi, Menoua, Mifi, Ndé et Noun).
Le phénomène semble également gangrener l’enseignement supérieur. En janvier 2026, une correspondance de Louis Paul Motaze, ministre des Finances, adressée à son collègue de l’Enseignement supérieur, Jacques Fame Ndongo, signalait que plus de 1 000 agents percevraient encore leurs salaires alors même qu’ils sont établis à l’étranger. « De l’analyse des données, il ressort que 10 950 agents publics, dont 1 033 de votre département ministériel, seraient payés au fichier solde alors qu’ils ne résident plus sur le territoire national », a écrit le Minfi.
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