Deux ans et demi après son placement en redressement judiciaire, la Société forestière et industrielle de la Doumé (SFID), ancienne filiale du groupe français Rougier, reste engagée dans une procédure dont la conduite rencontre désormais des « difficultés croissantes ». Dans un communiqué publié le 5 octobre, le syndic chargé du dossier rappelle que l'entreprise a été admise en redressement judiciaire par un jugement du Tribunal de grande instance du Wouri rendu le 4 avril 2024. La procédure est conduite par Madeleine Félicité Yop épouse Ntengue, désignée syndic, sous la supervision d'Olivier Ndje, juge-commissaire. Sans préciser la nature des difficultés rencontrées, le syndic demande que « toute démarche, correspondance ou information » relative au dossier soit portée à sa connaissance et à celle du juge-commissaire. Le communiqué précise également que les modalités de production des créances seront communiquées ultérieurement.
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Ce redressement judiciaire constitue un nouvel épisode d'une crise engagée plusieurs années auparavant. Ancienne filiale de Rougier, l'un des groupes français historiques de l'exploitation forestière en Afrique, la SFID avait été frappée dès 2018 par les difficultés financières de sa maison-mère. Rougier avait alors suspendu ses activités au Cameroun et placé le personnel de sa filiale en chômage technique, avant d'engager son désengagement du pays. Cette restructuration avait notamment ouvert la voie à la reprise d'actifs par la Société de distribution nouvelle d'Afrique, contrôlée par l'homme d'affaires camerounais Fabrice Siaka. Elle s'était également accompagnée d'un important contentieux social, plusieurs centaines d'anciens salariés réclamant le paiement de leurs droits, indemnités et arriérés.
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Les difficultés de la SFID avaient déjà conduit à l'ouverture d'une procédure de règlement préventif. En septembre 2021, la société avait notamment convoqué ses créanciers à Douala dans le cadre de cette procédure afin d'engager des concertations. Trois ans plus tard, le Tribunal de grande instance du Wouri l'a finalement admise en redressement judiciaire. Le nouveau communiqué montre que le traitement du dossier reste inachevé plus de deux ans après ce jugement. Le syndic ne précise toutefois ni l'origine des « difficultés croissantes » évoquées, ni le montant du passif concerné. Il indique seulement qu'un prochain communiqué précisera les modalités de production des créances.








