Le Cameroun comme de nombreux pays au monde et en Afrique, fait face au phénomène du chômage. Ce 10 février 2025, veille de la 59e édition de la Fête de la Jeunesse, le chef de l'Etat Paul Biya a annoncé de nouveaux dispositifs dont l'objectif est de réduire le taux de chômage. Concrètement, dans le domaine de la formation, Paul Biya dit avoir instruit son gouvernement d'accélérer la mise en place des Bureaux d'emplois municipaux, « en vue d'un encadrement optimal des jeunes demandeurs d'emplois ». Ce projet viendra s'ajouter aux Centres de formation aux métiers de Nanga Eboko et de Lembe-Yezoum dans la région du Centre ainsi que d'autres infrastructures similaires en gestation dans plusieurs localités du pays, poursuit le chef de l'Etat.
Dans la même veine, le Cameroun compte résorber le chômage à travers la mise en place annoncée d'un cadre règlementaire régissant l'aide d'embauche des primo-demandeurs d'emplois. Ce dispositif, explique le chef de l’Etat, « vise à mieux accompagner les jeunes n'ayant jamais eu d'activités professionnelles dans la recherche de leur premier emploi ». Bien plus, le gouvernement devra élaborer un "Répertoire national des emplois, métiers et professions". Celui-ci entend « consolider, analyser et diffuser des formations sur des opportunités d'emplois disponibles » au Cameroun.
10 000 "emplois verts" à créer
Les questions relatives à la préservation de l'environnement et la lutte contre le changement climatique ne sont pas en reste. Le gouvernement est ainsi tenu d'impliquer le plus grand nombre de jeunes dans le cadre de ces engagements. D'où, l'annonce du Programme de promotion des emplois verts « en cours d'exécution ». Le résultat attendu de cet autre projet gouvernemental est la création de plus de 10 000 emplois à travers les activités génératrices de revenus. Les domaines prioritaires sont : l'assainissement, le recyclage des déchets ou l'agriculture biologique.
Sur le plan de la santé, l'opération de contractualisation de plus de 9 000 personnels (annoncée le 31 décembre 2024) sera lancée « dans les prochains jours », rassure Paul Biya. L'ambition des pouvoirs publics à travers cette actions est de « sortir de la précarité et d'améliorer les conditions de vie » des milliers de jeunes diplômés du secteur de la santé. Par ailleurs, Paul Biya rassure de la poursuite des recrutements dans la Fonction publique. Cependant, souligne-t-il, l'Etat, compte tenu de la limite de ses ressources financières et des chocs (internes et externes) auxquels il est confronté, ne saurait absorber tous les jeunes en quête du matricule ou tout au moins, assurer un emploi à tous dans le secteur privé.
A en croire le président de la République, l'emploi salarié n'étant pas le seul moyen d'insertion sur le marché du travail, d'autres voies existent à l'instar des opportunités qu'offrent les domaines tels que l'industrie agropastorale. Paul Biya invite aussi ses "chers jeunes compatriotes" à capitaliser les atouts du numérique pour développer l'auto-emploi afin de relever les défis qui se posent avec acuité.
Pour rappel, les initiatives annoncées par le chef de l'Eta ce 10 février 2025 viendront s'ajouter à d'autres en cours à l'instar du Programme de promotion de l’entrepreneuriat agro-pastoral des jeunes (PEA-Jeunes), Projet d'Insertion Socio-économique des Jeunes par la création des micro-entreprises de fabrication du Matériel Sportif (Pifmas), Projet de transformation et de valorisation des produits agricoles et agroalimentaires (Transfagri) pour encore le Plan triennal spécial jeunes.
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