Pour le mois de janvier 2025, Maroua se distingue une nouvelle fois comme la ville camerounaise qui a le taux d’inflation le plus élevé. Selon la dernière note mensuelle sur l’évolution des prix à la consommation finale des ménages, publiée par l’Institut national de la statistique (INS), le niveau général des prix dans cette ville du septentrion a évolué de 8,9% en glissement annuel. C'est le septième mois d'affilée qu'elle occupe le peloton de tête sur cet indicateur au Cameroun.
En effet, c'est en juin 2024 que la capitale régionale de l’Extrême-Nord est venue surpasser la ville de Ngaoundéré (1ère du classement depuis près de 3 ans) avec un taux d’inflation annuel de 7,7%. Un mois après, ce taux a grimpé à 7,9% avant de chuter à 6,2% au mois d'août. Dès le mois de septembre, Maroua a repris sa dynamique haussière avec un taux d’inflation de 6,4%, puis 6,5% en octobre, 7,2% en novembre pour terminer l'année à 7,9%.
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L’INS justifie cette dynamique principalement par les aléas climatiques « les zones à dominante agricole sont particulièrement vulnérables aux aléas climatiques, aux mauvaises récoltes et à l’augmentation du coût des intrants agricoles, entraînant parfois des pénuries et des coûts plus élevés pour les consommateurs. Une production insuffisante entraîne une raréfaction des produits vivriers, accentuant la pression sur les prix locaux », peut-on lire dans sa récente note sur l’évolution en 2024 et perspectives 2025.
A cela s’ajoute, l’accessibilité aux marchés et le coût de transport des produits. « Les villes comme Yaoundé et Douala, en tant que pôles économiques majeurs, bénéficient d’une meilleure connectivité aux réseaux commerciaux nationaux et internationaux, facilitant l’approvisionnement en biens et services. Tandis que la ville de Maroua rencontre des difficultés d’approvisionnement en raison d’infrastructures de transport insuffisantes et d’une logistique plus complexe, et peut être plus exposée à l’inflation via la hausse des coûts des matières premières, des produits manufacturés et des coûts de transport » rajoute l’INS.
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Dans l’ensemble, Maroua, Bamenda et Bafoussam forment le trio de tête du classement des villes au taux d’inflation le plus élevé. Avec un taux d’inflation respectivement de 8,9%, 5,9% et 5,7% au cours du mois de janvier. Conservant la dynamique de 5%, la ville d’Ebolowa prend 4e place avec un taux de 5,5%, suivie de près par la ville de Douala 5,2%. La sixième place revient à Buea avec un taux d’inflation de 4,9%, suivie de la ville capitale Yaoundé avec 4,8%. Les trois villes les moins inflationnistes au cours du mois de janvier sont Ngaoundéré 4,7%, Garoua, 4,1% et Bertoua 3,4%.

