Dans l’optique de réorganiser et assainir le secteur de l’or encore dominé par l’exploitation artisanale illégale, le président Brice Clotaire Oligui Nguema a prescrit, le 8 octobre à Libreville, des mesures drastiques lors d’une rencontre avec des opérateurs économiques. Dans ce sens, le président de la République a formulé les directives suivantes : réalisation d’un audit complet, du secteur aurifère ; organisation de missions de contrôle pour interdire toute exploitation sans permis ; sanctions fermes à l’encontre des auteurs d’orpaillage illégal ; mise en place d’un système de surveillance satellitaire, en lien avec les unités spécialisées, pour détecter toute activité illicite ; interdiction de l’exploitation artisanale non encadrée ; exigence d’une caution bancaire pour les opérateurs agréés. Sans oublier l’adoption de textes imposant le raffinage local de l’or ; création d’une grille nationale de fixation des prix de l’or; retrait des permis aux exploitants en infraction ; réduction du nombre de permis délivrés et interdiction des collectes par des particuliers.
Au cours de cette rencontre, apprend-on, il a été révélé que, face à la recrudescence de l’exploitation illégale qui occasionne des pertes financières importantes et une dégradation préoccupante de l’environnement, plusieurs enquêtes menées par les services compétents ont permis l’interpellation de nombreux orpailleurs clandestins, principalement étrangers, dans les localités de Ndjolé, Makokou, Mitzic, entre autres. « À ce jour, plusieurs kilogrammes d’or, représentant une valeur de plus d’un milliard de francs CFA, ont été saisis », apprend-on.
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Ce renforcement des mesures d’exploitation aurifère intervient dans un contexte où, les autorités gabonaises ont décidé depuis novembre 2024 d’inscrire les recettes minières dans le budget de l’État, afin de renforcer la transparence et de s’assurer que les revenus issus de l’exploitation de l’or profitent pleinement au pays.
En 2023, les exportations d’or brut du Gabon ont diminué de manière significative, passant de 43,9 milliards de FCFA en 2022 à seulement 8,5 milliards de FCFA, selon les données du ministère de l’Économie. La baisse des exportations d’or brut en 2023 suggère que le Gabon progresse vers ses objectifs de réduction des exportations de matières premières non transformées, conformément à sa stratégie de valorisation locale des ressources naturelles. Toutefois, la Société Équatoriale des Mines (SEM) indique que la production aurifère du Gabon reste modeste, s’élevant à seulement 2 tonnes par an, principalement issue du traitement de l’or alluvial.
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