Pour contribuer à bâtir avec l’État un nouveau partenariat économique pour l’émergence du Cameroun, le président du Groupement des entreprises du Cameroun (Gecam), la plus grosse centrale patronale du Cameroun, lance à travers un communiqué, un « appel pour un sursaut économique » aux candidats à la présidentielle 2025. Célestin Tawamba lance une interpellation aux candidats à l’élection présidentielle qui s’appuie sur les pesanteurs relatives à l’atteinte des objectifs d’émergence du pays. A 10 ans de cette échéance, les retards dans l'industrialisation, la construction d'infrastructures, l'amélioration de la gouvernance, le renforcement du capital humain et la qualité du climat des affaires sont « préoccupants ».
La traduction quotidienne de ces lenteurs se caractérise par des difficultés croissantes pour les entreprises à libérer leur plein potentiel de création de richesses, d'emplois et d'innovation. Pour lui, à l’heure où 11 candidats s’apprêter à briguer les suffrages des électeurs camerounais pour les sept années à venir, ces derniers, acteurs politiques et économiques, doivent être au faîte des « préoccupations et attentes légitimes du secteur privé ».
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Celles-ci, pour l’essentiel, portent sur le déficit en infrastructures, l’instabilité des cadres réglementaires, la complexité et la lenteur des procédures administratives, la pression fiscale excessive, l’accès insuffisant au financement et la persistance de pratiques corruptives. Des obstacles structurels auxquels s’ajoute une conjoncture internationale incertaine et anxiogène, qui freine les dynamiques d'investissement et affaiblit la capacité de résilience du tissu productif camerounais.
Célestin Tawamba, s’adressant aux candidats à la présidentielle, dit que les entreprises ont besoin de visibilité, de sécurité juridique et de lisibilité dans l'action publique, pour investir durablement. C’est la raison pour laquelle, en fondant l’espoir que la campagne électorale qui s’ouvre sous peu, sera un véritable débat d’idées, il indique que le Gecam sera particulièrement attentif sur les propositions liées à la réforme du système fiscal, l’accélération du développement des infrastructures, la fin des délestages, la digitalisation efficace des services publics, le renforcement de la sécurité juridique et judiciaire, la stabilité et la lisibilité des incitations à l’investissement, l’adaptation des formations aux besoins réels de l’économie ou encore le soutien actif à l’industrialisation et à la souveraineté productive.
Quel que soit le vainqueur de l’élection présidentielle, assure le président du patronat, le scrutin du 12 octobre 2025 doit marquer la rupture avec un modèle à bout de souffle. « Le scrutin à venir représente une opportunité historique de refonder notre République autour d’un État au service des citoyens, garant des libertés, de la justice économique et du progrès partagé », explique Célestin Tawamba.
Les conditions de réussite de cette refondation, d’après lui, reposent sur la conclusion d’un partenariat sincère, structuré, mutuellement profitable et durable entre l’État et le secteur productif. Aussi appelle-t-il les acteurs impliqués dans le processus électoral, notamment Elections Cameroon et le Conseil constitutionnel, à garantir des conditions d’un scrutin transparent « seul véritable gage de crédibilité, de confiance et de paix durable ».

