Les prévisions de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (Beac) sont bonnes en ce qui concerne la production du cacao au sein des six pays membres de la Cemac (Cameroun, Congo, RCA, Gabon, Tchad et Guinée équatoriale) au cours de la campagne cacaoyère 2024-2025. La Banque centrale prévoit en effet, une production cacaoyère de 279 700 tonnes. Comparé à une production de 271 300 estimées en 2023, ce chiffre serait en hausse de 8 400 tonnes (+3,1%). A l’observation, la production de cacao en zone Cemac serait principalement portée par le Cameroun à hauteur de 276 900 tonnes (99%). Le Gabon produirait 2 300 tonnes (0,82%) puis la Guinée équatoriale 500 tonnes (0,18%).
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Hausse de près de 4% annoncée au Cameroun
D’après les chiffres compilés par la Banque commune aux six Etats de la Cemac, le pays de Paul Biya enregistrerait une production de 276 900 tonnes en 2024 contre 266 725 tonnes au cours de la campagne 2023-2024 (de source de l’Office national du cacao et du café du Cameroun) soit une progression de 10 175 tonnes (+3,8%).
L’embellie projetée au Cameroun devrait impacter positivement sur les exportations et conforter sa place de 4e exportateur des fèves du cacao l’an dernier avec 7,6% des parts du marché selon le Rapport sur l'état de la compétitivité de l'économie camerounaise en 2023. Atteindre, voire dépasser ces projections reste dès lors indispensable dans la mesure où, le Cameroun est talonné par le Nigéria qui représente 6,3% du marché des exportations de cacao à l’échelle mondiale au cours de l’année précédente.
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Malgré ces prévisions optimistes de la Beac, il convient de souligner que, par rapport à la Cote d’Ivoire et le Ghana qui occupent respectivement 38,4% et 11,2% des parts du marché en moyenne sur la période 2019-2023, la production cacaoyère du Cameroun reste largement inférieure à la demande fixée à 600 000 tonnes à l’horizon 2020 suivant les objectifs du plan de relance des filières cacao-café adopté en 2014 par le gouvernement et les acteurs des filières en question. C’est dire que le pays accuse encore un déficit de plus de 300 000 tonnes à date.
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Cependant, la hausse continue du prix du kilogramme de cacao, officiellement vendu à plus de 5 000 Fcfa (un record jamais atteint) devrait en principe booster la culture du cacao en encourageant les cacaoculteurs à multiplier leurs activités au regard de la rémunération dont ils bénéficient. En plus de la faible production, le Cameroun fait encore face aux difficultés de transformation, ce qui nécessite la construction des usines de transformation. L’on se souvient par exemple qu’au cours de la campagne cacaoyère 2021-2022, sur 295 000 tonnes de fèves produites, seules 86 850 tonnes avaient été transformées soit environ 29,5%.

