La République centrafricaine a signé, le 18 décembre, une convention avec la société américaine Starlink, fournisseur d’accès à internet par satellite, en vue du lancement officiel de ses services dans le pays. Pour les autorités centrafricaines, cet accord constitue un levier stratégique pour réduire la fracture numérique, notamment dans les zones rurales et enclavées où l’accès à internet reste faible, voire inexistant.
« En s’appuyant sur des solutions satellitaires à haut débit, Starlink ambitionne d’élargir la couverture nationale et de renforcer la résilience des communications dans un pays confronté à d’importants défis en matière d’infrastructures terrestres », indique le gouvernement dans un communiqué.
Selon l’Union internationale des télécommunications (UIT), seuls 839 000 Centrafricains utilisaient internet début 2025, soit 15,5 % de la population, estimée à 5,5 millions d’habitants. En matière de couverture réseau, la 2G/3G représentait 59,6 % du territoire, tandis que la 4G restait marginale, avec seulement 3 % de couverture en 2023, d’après l’UIT.
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Le pays demeure également dépendant des liaisons en fibre optique avec le Congo et le Cameroun pour améliorer l’accès à internet. Pour le gouvernement, le déploiement de Starlink, conjugué à l’octroi récent de licences 4G aux opérateurs de télécommunications, constitue une avancée notable pour réduire les inégalités d’accès au numérique.
De son côté, le président de la République, Faustin-Archange Touadéra, estime que l’arrivée de cette technologie ouvre des perspectives concrètes pour l’amélioration des services publics, le développement de l’enseignement en ligne, la télémédecine et un meilleur accès à l’information. Autant de leviers susceptibles d’accélérer l’inclusion numérique et de soutenir la relance socioéconomique du pays.
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Toutefois, les autorités reconnaissent que le renforcement des infrastructures énergétiques demeure une condition essentielle pour assurer le fonctionnement durable des équipements numériques et tirer pleinement parti des nouvelles technologies.

