La Chocolaterie Confiserie Camerounaise (Chococam), filiale du sud-africain Tiger Brands, a éffectué des changements au sein de ses organes sociaux, a appris EcoMatin de bonne source. Le Sud-Africain Thushen Agambaram Govender prend la présidence du conseil d’administration, succédant au Kenyan Kamau Polycarp Igathe, nommé en 2023. Son mandat court jusqu’à l’assemblée générale de 2027.
Âgé de 49 ans, il est depuis janvier 2024 directeur financier du groupe Tiger Brands, une fonction qu’il continuera d’exercer. Durant ses 23 ans de carrière, Tushen Agambaram Govender, diplômé de l’Université du KwaZulu-Natal et titulaire d’un MBA d’Henley Management College, a occupé des fonctions de directeur de la croissance (2021-2023) et responsable du développement commercial, de la stratégie et des relations avec les investisseurs (2005-2013) chez Tiger Brands. Il a également été directeur commercial successivement chez les sudafricains Pionner Foods et Aspen Pharma.
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Autre nomination majeure, c’est celle de l’Ivoirien Coulibaly Yessere au poste de directeur général adjoint de Chococam. Jusqu’ici directeur financier exécutif de l'entreprise, il secondera désormais l’administrateur directeur général et pilotera les opérations, les ventes, l’exportation, les achats et la logistique.
Titulaire d’un Master en finance de l’INP Félix Houphouët-Boigny, Coulibaly Yessere cumule 20 ans d’expérience au sein de multinationales comme Canal+ et Nestlé. Présent chez Chococam depuis 2018, il a notamment assuré la gestion comptable, les prévisions et l’analyse financière. Cette promotion s’inscrit dans une réorganisation visant à renforcer la performance opérationnelle et la gestion des marques phares de l’entreprise (Tartina, Mambo, Tastik, Kola, etc.).
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Ces changements interviennent alors que Chococam est classée parmi les filiales « non stratégiques » de Tiger Brands. Le groupe sud-africain, engagé dans une revue de portefeuille africain, envisage en effet de se retirer, partiellement ou totalement, de certaines activités jugées insuffisamment rentables. Si Chococam maintient de bonnes performances locales (près de 26 milliards FCFA de revenus au premier semestre 2025 et une marge opérationnelle de 14,5 %) elles restent en deçà des standards du groupe.
Tiger Brands exige en effet de ses filiales un minimum de 2 milliards de rands de revenus semestriels et 1,7 milliard de rands de bénéfice opérationnel, des seuils que la filiale camerounaise n’atteint pas. Cette reclassification ouvre la voie à un scénario de désengagement, déjà évoqué pour d’autres filiales africaines.

